Pakistan : plus de 5,8 milliards de dollars promis pour les victimes du séisme

21 novembre 2005

Le Secrétaire général s'est dit satisfait des promesses de dons pour les victimes du séisme qui a frappé le Pakistan en octobre dernier, suite à l'appel de fonds lancé samedi à Islamabad, qui a permis de rassembler près de 5,8 milliards de dollars, dont 3,9 milliards sous la forme de prêts.

A l'issue de la conférence internationale des donateurs, réunie à Islamabad samedi dernier, pour les victimes du tremblement de terre qui a frappé l'Asie le 8 octobre dernier, le Secrétaire général s'est dit satisfait que le gouvernement du Pakistan ait pu recevoir des promesses substantielles de dons, a indiqué aujourd'hui sa porte-parole adjointe, Marie Okabe, lors de son point de presse quotidien, au siège de l'ONU à New York.

Selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA), des dons s'élevant à entre 4 milliards et 6 milliards de dollars ont été promis pour le Pakistan. Il s'agit de dons bilatéraux non confirmés, en majorité pour la reconstruction, a précisé la porte-parole.

Près de 3,9 milliards de dollars prennent la forme de prêts, précise par ailleurs un communiqué d'OCHA, publié le 19 novembre à Islamabad.

« Le tremblement de terre du 8 octobre est une catastrophe sans précédent qui requiert une réaction sans précédent », avait déclaré samedi le Secrétaire général à l'issue de la conférence.

« Les mots et les statistiques sont terriblement loin de pouvoir décrire les souffrances d'innombrables familles et communautés », avait affirmé Kofi Annan au lendemain d'une visite dans la région la plus touchée, notamment à Muzaffarabad, épicentre du séisme.

« Un des plus grands défis à relever, avait-t-il précisé, est de devoir travailler sur trois niveaux à la fois. Tout d'abord, sauver des vies, alors que le terrible hiver himalayen est déjà présent ».

Ensuite, le relèvement, avait-t-il continué, en restaurant les moyens de subsistance, fournissant des ressources pour réparer les maisons, les écoles, les routes et les hopitaux.

« Enfin, avait-t-il ajouté, la phase de reconstruction, qui vise notamment à reconstruire l'économie, devra nous donner l'occasion d'améliorer ce qui existait déjà ».

Comme l'a dit le président Musharaf, « personne ne peut ramener ceux qui ont péri, mais nous pouvons changer la vie de ceux qui ont survécu », avait-il conclu le Secrétaire général.

Lors d'une conférence de presse donnée le 18 novembre, le Secrétaire général avait par ailleurs expliqué qu'un système rigoureux de suivi des contributions avait été mis en place et qu'il serait audité par une grande société d'audit internationale.

Kofi Annan avait enfin salué l'ouverture de la frontière entre l'Inde et le Pakistan au Kashmir, espérant qu'une « coopération plus étroite dans le domaine humanitaire serait un prélude à des mesures supplémentaires de renforcement de la confiance qui pourraient conduire à un réchauffement des relations ».

 

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