Kofi Annan condamne les nouveaux attentats perpétrés en Iraq

18 novembre 2005

Le Secrétaire général a condamné « fermement » les attentats perpétrés aujourd'hui en Iraq - les attentats suicide perpétrés contre deux mosquées chiites à Khanequin et l'attaque lancée contre un hôtel à Bagdad - qui auraient fait plus de 80 morts et 90 blessés.

« Le Secrétaire général condamne fermement les violents attentats terroristes qui ont eu lieu aujourd'hui en Iraq, y compris les attentats suicides perpétrés contre deux mosquées chiites à Khanequin, et l'attaque lancée contre un hôtel à Bagdad », indique un message transmis aujourd'hui par son porte-parole.

« Ces actes criminels, commis contre des civils innocents, ont notamment pour objectif de diviser le peuple iraquien », a déclaré le Secrétaire.

« Le Secrétaire général réaffirme qu'aucune cause ne peut justifier le recours aveugle à une violence dont des civils innocents sont les principales victimes », ajoute le message.

Selon les informations parues dans la presse, au moins 75 fidèles ont été tués et 90 autres blessés dans des attentats suicide contre deux mosquées chiites perpétrés aujourd'hui, au moment de la prière, dans le nord-est de l'Irak, près de la frontière iranienne.

Quelques heures plus tôt à Bagdad, des voitures piégées ont explosé à proximité immédiate de l'hôtel Hamra, fréquenté par des étrangers, et du centre de détention de Jadriyah du ministère de l'Intérieur, où un scandale vient d'éclater à propos de cas de torture de prisonniers. Ces attaques auraient tué au moins six personnes, dont une femme et deux enfants.

Le 16 novembre dernier, le Secrétaire général s'était déclaré très préoccupé par les informations faisant état de sévices infligés aux détenus iraquiens, dans un bâtiment du ministère de l'Intérieur iraquien (voir notre dépêche du 16 novembre 2005).

Effectuant une visite surprise en Iraq, la première dans le pays depuis la chute du régime de Saddam Hussein, Kofi Annan avait lancé, 12 novembre dernier, un appel à la réconciliation à toutes les parties iraquiennes.

« Il vaut mieux pour tous que chacun rejoigne le processus politique de façon ouverte et transparente, en prenant en considération les préoccupations et les intérêts des autres. C'est le seul moyen de parvenir à la paix et à la stabilité », avait-il déclaré.

Il avait également soutenu l'initiative de la Ligue des Etats arabes qui souhaiterait organisée prochainement une conférence de réconciliation au Caire (voir notre dépêche du 14 novembre 2005).

 

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