ONU : le barrage naturel du nord ouest du Cameroun pourrait céder d'ici cinq ans

7 octobre 2005

L'équipe des Nations Unies déployée récemment au nord ouest du Cameroun pour évaluer la stabilité du barrage naturel du lac Nyos a indiqué, hier à Genève, que le barrage pourrait céder dans les cinq prochaines années et appelé à prendre des mesures urgentes pour éviter une catastrophe naturelle.

L'équipe composée d'experts du Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) et du Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE), arrivée sur le terrain le 21 septembre dernier a conclu, dans un rapport publié hier à Genève, qu'il y avait une forte probabilité que le barrage naturel du lac Nyos cède au cours des cinq prochaines années, indique un communiqué publié hier.

Cette rupture entraînerait des inondations monstres dans la vallée de Nyos et le dégagement important de gaz toxiques, contenus dans les couches souterraines du lac, affectant des dizaines des milliers de personnes, ont prévenu les experts.

Des gaz toxiques s'étaient déjà échappés en 1986, tuant plus de 1 700 personnes, ont-ils rappelé.

En conséquence, les experts des Nations Unies recommandent notamment aux autorités du Cameroun de mettre en place un procédé qui permettrait de pomper l'eau du lac, au niveau des couches les plus profondes, dans les zones où il y a de fortes concentrations de gaz toxiques.

Cette opération, estimée à 15 millions de dollars, permettrait de réduire le niveau de l'eau du lac de 20 mètres.

 

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