Ouverture de la conférence DPI/ONG sous le signe du sommet mondial

7 septembre 2005

La 58e Conférence annuelle du Département de l'information pour les organisations non gouvernementales (DPI/ONG) s'est ouverte aujourd'hui au siège des Nations Unies à New York pour notamment examiner les engagements que devraient prendre les États à l'occasion du sommet mondial.

« Réunis jusqu'au 9 septembre 2005, 3 500 représentants de 1160 organisations non gouvernementales et de la société civile, venant de 124 pays, vont faire entendre leurs voix pour la paix, la conclusion de partenariats et le renouveau de l'Organisation », indique un communiqué de l'ONU publié aujourd'hui.

Qualifiant la société civile de « gardienne de la réforme du système des Nations Unies », le Secrétaire général adjoint à la communication et à l'information, Shashi Tharoor, a souhaité que les ONG utilisent leurs compétences, après le sommet mondial, pour s'assurer que « les engagements qui seront alors pris par les quelques 170 leaders du monde sont effectivement respectés, et cela en décembre, en avril ou en juin, en 2005 en 2010 ou en 2015 ».

Pour le président l'Assemblée générale, Jean Ping, les ONG sont « des composantes essentielles des nations » et participent au développement des sociétés, à la promotion d'une culture de paix et à la protection des droits de l'homme. Il a souhaité qu'un dialogue fructueux se dégage des échanges entre les représentants des ONG, ceux des États membres et leurs élus, afin que l'action des ONG trouve toute sa place dans l'édification d'un monde meilleur.

Evoquant le récent ouragan Katrina et le tsunami de décembre 2004 dans l'océan Indien, Jan Egeland, Secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires et Coordonnateur des secours d'urgence, a rappelé que les ONG étaient des « partenaires essentielles ».

Invitant par ailleurs les ONG à participer à l'effort de coordination des affaires humanitaires, Jan Egeland a souligné la nécessité d'un système efficace, prêt à sauver des vies là où il le faut et quand il le faut. Pour ce faire, trois conditions, a-t-il dit : une base de financement certaine, une capacité de réaction renforcée et un droit d'accès plus sûr au terrain pour les travailleurs humanitaires, pour que l'aide humanitaire ne soit plus une loterie à laquelle on gagne ou on perd.

Cette Conférence est organisée en partenariat avec le Département de l'information de l'ONU et les ONG associées, avec la participation des organisations non gouvernementales ayant des relations consultatives avec les Nations Unies par l'intermédiaire du Conseil économique et social nombre desquelles sont représentées par la Conférence des organisations non gouvernementales (CONGO), rappelle le communiqué.

Pour la première fois en 58 ans d'existence, la Conférence comprendra des tables rondes rassemblant des participants de la société civile, des représentants d'États membres et des présidents de parlements du monde entier, dans le but d'examiner les engagements que devraient prendre les États à l'occasion du sommet mondial.

 

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