UNESCO : lancement du système d'alerte aux tsunamis dans l'océan Indien

21 juin 2005

Le lancement du Système d'alerte aux tsunamis et d'atténuation de leurs effets dans l'océan Indien doit se faire lors de la prochaine session de l'Assemblée de la Commission océanographique intergouvernementale (COI) de l'agence de l'ONU pour la science et la culture, qui se tient à partir d'aujourd'hui et jusqu'au 30 juin au siège de l'Organisation à Paris.

« L'Assemblée, qui se réunit tous les deux ans, est composée des 131 Etats membres de la COI et constitue l'organe suprême de décision de la Commission. Au cours de sa session du mois de juin, elle approuvera le Plan d'action pour le Système d'alerte aux tsunamis dans l'océan Indien et établira le Groupe intergouvernemental de coordination (GIC) de celui-ci », indique un communiqué de l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture ( UNESCO ) publié à Paris.

Ce groupe, qui se chargera d'administrer le système, sera constitué de représentants des 27 pays de l'océan Indien, lesquels bénéficieront de l'assistance d'un secrétariat fourni par la COI. Le GIC devrait tenir sa première réunion peu après l'Assemblée de la COI.

Le cadre du Système d'alerte aux tsunamis et d'atténuation de leurs effets dans l'océan Indien a été établi lors de deux réunions de coordination organisées par la COI, auxquelles ont participé des pays de la région, des Etats donateurs, ainsi que d'autres partenaires institutionnels. Il s'agira d'un “réseau coordonné de systèmes nationaux” dont les biens et installations seront “détenus et gérés par les Etats membres qui les hébergent ou en assument la responsabilité”.

Depuis le tsunami du 26 décembre dernier, la COI et ses partenaires ont mis en place un système provisoire pour le bassin de l'océan Indien, avec des informations sur les tsunamis fournis par le Centre d'alerte aux tsunamis dans le Pacifique et l'Office météorologique japonais. Le système définitif, dont le travail de préparation est déjà en cours, devrait être pleinement opérationnel d'ici juillet 2006. Il sera composé de réseaux sismographiques perfectionnés dans la région, de réseaux de marégraphes transmettant des données en temps réel et de capteurs de pression en eaux profondes.

Dans le cadre d'une initiative accélérée destinée à détecter la présence ou l'absence d'un tsunami après un tremblement de terre de grande magnitude, la COI a supervisé l'installation ou la modernisation de marégraphes. Outre l'enregistrement de données concernant les changements climatiques et les variations du niveau de la mer, ces instruments transmettent déjà des informations en temps réel qui devraient permettre de détecter un tsunami dans un laps de temps de dix minutes.

Les équipes de la COI ont également entrepris des études d'évaluation des besoins de plusieurs pays de l'océan Indien en vue de les aider à mettre en place leurs plans nationaux de prévention des catastrophes naturelles, comprenant notamment des programmes de sensibilisation du public, des moyens de communication et d'autres infrastructures vitales telles que des routes d'évacuation, des abris d'urgence et des installations médicales.

L'Assemblée de la COI examinera également l'état d'avancement d'autres programmes de la Commission, tels que le Système mondial des systèmes d'observation de la Terre (GEOSS), la gestion des données océanographiques, les recherches sur le climat, les efflorescences algales nuisibles, le dioxyde de carbone océanique et le recensement de la vie marine. Elle abordera aussi des questions telles que le transfert de technologies marines, le renforcement des capacités et le développement durable des petits Etats insulaires.

 

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