Côte d'Ivoire : l'Envoyé de l'ONU demande au Président ivoirien une enquête sur les massacres de Duékoué

9 juin 2005

Lors d'une rencontre avec le Président Laurent Gbagbo, l'Envoyé de l'ONU en Côte d'Ivoire a appelé à l'ouverture d'une enquête sur les massacres de Duékoué, comme l'avait demandé le Conseil de sécurité, a informé le porte-parole du Secrétaire général. Pierre Schori s'était rendu hier sur les lieux des violences.

« Pierre Schori, Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour la Côte d'Ivoire, accompagné des membres du Comité de suivi de l'Accord de Linas-Marcoussis, s'est rendu hier dans la région de Duékoué, théâtre de violences meurtrières au cours de la première semaine du mois de juin », indique un communiqué de Opération des Nations Unies en Côte d'Ivoire ( ONUCI ) paru aujourd'hui à Abidjan.

La délégation a visité la Mission catholique de Duékoué, qui abrite la majorité des quelques 10.000 personnes déplacées à la suite des violences, ainsi que deux des localités affectées, le village de Guitrozon et le quartier Belleville à Duékoué.

« Pierre Schori a partagé la tristesse des familles des victimes et s'est engagé à prendre les actions appropriées afin de venir en aide aux populations sinistrées. Il a également promis que l'ONUCI continuerait d'aider au rétablissement de la sécurité dans la ville de Duékoué et ses environs ».

L'ONUCI précise que les Forces impartiales, c'est-à-dire les forces de l'ONU et l'opération Licorne commandées par la France, ont décidé du déploiement de casques bleus additionnels, qui apportent un soutien aux Forces de défense et de sécurité (FDS) de Côte d'Ivoire [les forces nationales ivoiriennes], notamment par la mise en place de patrouilles mixtes qui ont débuté aujourd'hui.

Dans une déclaration à la presse du 7 juin, le Président du Conseil de sécurité pour le mois de juin, l'ambassadeur de la France, Jean-Marc de La Sablière, avait condamné « avec la plus grande fermeté » les massacres de populations civiles, survenus dans la région de Duékoué, et demandé aux autorités ivoiriennes de diligenter « sans délai » une enquête sur ces crimes afin que « leurs auteurs soient rapidement traduits en justice et condamnés » (voir notre dépêche du 7 juin 2005).

 

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