L'île après le cyclone : la Grenade se débat toujours pour se remettre de la dévastation

18 mai 2005

Trois mois avant que le tsunami ne fasse la une, l'île paradisiaque de Grenade a été dévastée par le cyclone tropical Ivan. Le monde a réagi avec générosité à l'époque, mais sept mois plus tard, la plupart des habitations sont en ruine. Pour le département de l'information de l'ONU, qui a choisi de faire figurer la Grenade parmi les « Dix sujets dont le monde devrait entendre parler davantage », cela montre bien que le relèvement, après une catastrophe, nécessite un appui soutenu de la part de la communauté internationale.

« A des océans du tsunami de décembre dernier, la petite île de Grenade, dans les Caraïbes, est la preuve vivante de la difficulté de transformer le déversement de l'aide internationale en relèvement et en reconstruction », estime le Département de l'information de l'ONU (DPI) dans un communiqué qui attire l'attention sur une nouvelle liste pour 2005 de « Dix sujets dont le monde n'entend pas assez parler » dans les médias internationaux (voir notre dépêche du 3 mai 2005).

En septembre 2004, le cyclone tropical a détruit 80% de l'infrastructure de la Grenade, ravageant sur son passage les industries des épices et du tourisme. Le monde a réagi avec générosité à la calamité, qui a fait 39 morts parmi les 103,000 habitants de l'île et a détruit 90 % des foyers. « Mais sept mois plus tard, « l'île des épices », connue pour sa muscade, son macis, sa cannelle, son gingembre et ses girofles se débat toujours pour s'en remettre », souligne le communiqué.

La plupart des muscadiers qui font de la Grenade le deuxième producteur mondial de noix de muscade ont été arrachés par le cyclone Ivan et bien que les bateaux de croisière soient de retour, avec les touristes, la plupart des habitants n'ont pas encore reconstruit leurs habitations.

« Tout va très, très lentement » d'après Michelle Gyles-McDonnough, Coordonnatrice du bureau de liaison pour le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) à la Barbade. « Les capacités techniques, même avant l'ouragan, étaient modestes dans la plupart des secteurs. A présent, les progrès ont été gravement entravés. Nous devons reconstruire certains systèmes de base jusqu'à un niveau qui puisse nous permettre d'aller de l'avant ».

L'expérience de Grenade est identique à celle de la ville de Bam (Iran) qui lutte pour se remettre du séisme de 2003. Ces deux cas illustrent clairement que le relèvement est une affaire à long terme qui nécessite un appui soutenu de la part de la communauté internationale.

 

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