FAO : rumeurs infondées sur le tsunami et le poisson

14 janvier 2005

Démentant une rumeur qui circule en Asie du Sud, l'agence de l'ONU pour l'alimentation indique que rien ne prouve que les maladies liées à la consommation des produits de la mer ont augmenté dans les pays d'Asie ravagés par le tsunami.

« Des rumeurs circulent en Asie du Sud-Est selon lesquelles il serait périlleux de consommer du poisson qui aurait été pêché à proximité des lieux sinistrés ou qui se serait nourri de cadavres des victimes du raz de marée, rumeurs que semblent conforter certains rapports faisant état d'une baisse de la consommation de poisson » indique l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) dans un communiqué paru aujourd'hui.

« Ces rumeurs sont infondées », indique la FAO, qui précise « qu'à la lumière des informations disponibles, aucune preuve, au plan épidémiologique ou autre, n'indique un risque accru de contracter des maladies liées à la consommation de poissons ou d'autres produits de la mer dans les régions sinistrées."

Cette évaluation se fonde sur des informations recueillies sur place par des experts de la FAO et de l'OMS.

Selon la FAO, éliminer le poisson du régime alimentaire aurait des effets négatifs tant sur les niveaux nutritionnels que sur la santé, notamment celle des survivants du tsunami déjà affaiblis par leurs blessures, dans une région où la consommation annuelle moyenne de poisson par habitant y est parmi les plus élevées du monde.

"Le meilleur conseil est d'éviter de consommer du poisson ou d'autres produits de la mer présentant des signes visibles de détérioration. Il convient surtout de bien nettoyer et cuire le poisson avant de le consommer", précise la FAO.

L'agence met toutefois en garde contre le risque croissant d'infection des lieux de pêche et des étangs piscicoles par les eaux usées, ce qui entraînerait des infections intestinales d'origine virale, bactérienne ou parasitaire.

« En pareil cas, les personnes qui consommeraient du poisson cru ou peu cuit seraient particulièrement vulnérables. Mieux vaut consommer uniquement du poisson ne présentant aucun signe d'altération, le nettoyer méticuleusement et le soumettre à une bonne cuisson » indique l'agence de l'ONU pour l'alimentation.

La FAO estime également improbable une éventuelle augmentation des concentrations de biotoxines chez les poissons du fait du tsunami, de même que le risque de contamination du poisson par des métaux lourds ou d'autres matières portées par le tremblement de terre.

 

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