UNICEF/Tsunami : les enfants de nouveau sur le chemin de l'école

14 janvier 2005
Carol Bellamy

Alors que la « vigilance » reste de mise contre l'exploitation et le trafic des enfants victimes du tsunami en Asie du Sud, la directrice de l'agence de l'ONU pour l'enfance, présente à l'ONU aujourd'hui, a confirmé que certains enfants pouvaient de nouveau prendre le chemin de l'école, étape essentielle pour le redressement des pays et le retour à un semblant de vie normale.

Même si le tsunami a tué des centaines de professeurs et détruit ou endommagé plus d'un millier d'écoles, les enfants de certaines régions d'Asie du Sud ont pu commencer cette semaine à retourner à l'école, indique un communiqué du Fonds des Nations Unies pour l'enfance ((UNICEF)) rendu public aujourd'hui à New York.

« Le retour des enfants à l'école est essentiel pour le redressement du pays même si cela se passe sous une tente », déclare l'UNICEF dans son communiqué qui explique qu'il n'y a pas de meilleur moyen que d'envoyer les enfants à l'école « pour les aider à retrouver un semblant de vie normale ».

« L'environnement de l'école permet aux enfants de redevenir des enfants et leur donne un espace de liberté qui leur permet de s'échapper du cauchemar qu'ils ont enduré. Quand une école s'ouvre dans une région touchée par la catastrophe, tout le monde retrouve un sentiment d'espoir, y compris les parents », estime la directrice de l'UNICEF, Carol Bellamy, qui revient d'Indonésie.

Selon les estimations préliminaire du Gouvernement indonésien, entre 756 et 1151 écoles ont été détruites ou endommagées dans le pays. Au Sri Lanka, on compte 51 écoles entièrement détruites et 100 autres partiellement. Aux Maldives, 44 écoles ont été détruites. En Thaïlande, moins de 30 écoles ont été endommagées, indique le communiqué de l'UNICEF.

Selon l'agence de l'ONU, alors que les écoles sont en train de rouvrir en Inde et en Thaïlande, après la période des vacances, les gouvernements du Sri Lanka, des Maldives et d'Indonésie pensent pouvoir rouvrir les écoles dans les régions affectées d'ici au 26 janvier.

Près de Banda Aceh, au Nord de l'île de Sumatra, en Indonésie (carte), deux écoles recevant une aide de l'UNICEF ont pu ouvrir de nouveau leurs portes lundi dernier. Dans la région d'Aceh, priorité parmi les priorités, le Fonds pour l'enfance fait parvenir des tonnes de matériel pour l'éducation et notamment 2 000 tentes pour venir en aide à plus de 100 000 enfants et 4 000 professeurs.

L'UNICEF apporte également une aide au Sri Lanka, en Inde, en Thaïlande et aux Maldives.

Dans une Conférence de presse donnée aujourd'hui au siège de l'ONU à New York, la directrice de l'UNICEF, Carol Bellamy a par ailleurs souhaité attirer l'attention sur la question de la protection des enfants de l'exploitation et du trafic.

« La vigilance reste évidemment la clef de ce problème », a prévenu la directrice de l'UNICEF.

« Les Gouvernements et communautés ont bien répondu à la menace potentielle», a indiqué Carol Bellamy, qui a expliqué que « pour l'instant les informations rapportées concernant les abus ou les trafics restaient limités, grâce probablement aux mesure de préventions qui ont été prises ».

Dans un communiqué diffusé samedi 8 janvier à Londres, l'UNICEF présentait les cinq principales mesures à prendre pour protéger les orphelins et les enfants vulnérables : recenser tous les enfants déplacés, leur dispenser des soins immédiats, retrouver des proches qui ont survécu, alerter la police ou les autorités et prendre des mesures au niveau national.

Le Fonds pour l'enfance avait lancé un appel à une « intervention immédiate pour mettre les enfants à l'abri de l'exploitation, de la maltraitance et du trafic d'êtres humains dans les zones sinistrées et les empêcher de glisser entre les mailles du filet de la sécurité ».

image• Retransmission de la conference de presse de Carol Bellamy [38 mins]

 

♦ Recevez des mises à jour quotidiennes directement dans votre boîte mail - Inscrivez-vous ici.
♦ Téléchargez l'application ONU Info pour vos appareils iOS ou Android.