Audit « pétrole contre nourriture » : l'ONU déjà engagée dans une restructuration de ses méthodes

11 janvier 2005

Alors que la Commission d'enquête indépendante (CEI) a publié hier certains éléments préliminaires de son audit du programme « pétrole contre nourriture » sur l'Iraq, l'ONU annonce qu'elle s'est déjà engagée dans un examen critique de ses méthodes de travail, qui conduira à une profonde restructuration pour l'avenir et souligne qu'en attendant le rapport intermédiaire de la « Commission Volcker », il ressort dès à présent que l'ONU a mené de nombreux audits sur ce programme « unique et particulièrement complexe ».

« Nous saluons la publication des audits internes et de l'analyse préliminaire de la Commission d'enquête indépendante (CEI) » a fait savoir hier le porte-parole du Secrétaire général dans une déclaration prononcée à l'occasion de la publication d'éléments préliminaires de la Commission d'enquête sur le programme « pétrole contre nourriture » sur l'Iraq, qui a permis, de 1996 à 2003, de fournir nourriture et médicaments à un pays sous sanctions.

« Il ne s'agit que d'une étape du processus d'enquête initié par le Secrétaire général et qui continue à bénéficier pleinement de son soutien et de sa coopération. Nous allons étudier le document avec attention et attendons les conclusions plus générales du rapport intermédiaire qui doit être publié dans les semaines à venir. », indique le message, qui souligne que « l'exposé initial de la Commission démontre que les Nations Unies ont elles-mêmes pris l'initiative de procéder à un grand nombre d'audits, aussi bien internes qu'externes, qui ont été menés selon les normes internationales en vigueur. »

Dans son message, le porte-parole rappelle que « le document fait d'ores et déjà apparaître des dysfonctionnements dans la gestion de ce programme unique et extrêmement complexe, qui a été mis en œuvre dans un contexte politique particulièrement délicat ».

La Commission d'enquête indépendante, aussi connue sour le nom de Commission Volcker, du nom de son président (voir le site de la CEI, en anglais), « a indiqué que son rapport intermédiaire examinerait l'efficacité ou les limites des règles de conduite et des réponses apportées par l'ONU », indique le message, qui souligne : « nous nous sommes déjà penchés sur les questions de gestion et de responsabilité et nous sommes engagés dans un examen critique de nos méthodes de travail, qui conduira à une profonde restructuration, afin de rendre la structure de gestion des Nations Unies plus efficace et d'améliorer la chaîne de responsabilité ».

« Les enseignements du rapport intermédiaire de la Commission seront pris en compte dans ce cadre dès qu'ils seront connus. Certaines leçons ont déjà été tirées », explique le porte-parole, qui précise que « des procédures plus transparentes ont déjà été mises en œuvre dans le volet financier de l'aide apportée après le tsunami », autre « programme humanitaire d'une échelle hors du commun, même si la comparaison s'arrête là ».

« En fin de compte, n'oublions pas que le programme « pétrole contre nourriture » a atteint son principal objectif, en fournissant une assistance humanitaire à 27 millions d'Iraquiens, ce qui a permis d'assurer un soutien politique au régime de sanctions, empêchant ainsi le régime de Saddam Hussein de se doter d'armes de destruction massive », conclut le porte-parole du Secrétaire général.

- Dossier Iraq du site de l'ONU

- Dossier consacré au Programme « pétrole contre nourriture » sur le site de l'ONU

 

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