Soudan : le Conseil de sécurité condamne les violations du cessez-le-feu

21 décembre 2004

A l'issue de consultations à huis clos sur la situation au Soudan, le Conseil de sécurité a adopté aujourd'hui une Déclaration dans laquelle il condamne « les violations répétées du cessez-le-feu », alors que le représentant des Etats-Unis a fait savoir que le Conseil prenait ses responsabilités « très au sérieux » et a appellé le Secrétaire général à s'engager à nouveau personnellement.

Dans cette déclaration lue par l'ambassadeur de l'Algérie, Abdallah Baali, Président du Conseil de sécurité pour le mois de décembre, les membres du Conseil ont appelé toutes les parties à « respecter le cessez-le-feu et les Protocoles sécuritaires et humanitaires signés à Abuja » le 9 novembre dernier (votre notre dépêche du 20 décembre).

Réitérant par ailleurs « son soutien aux efforts de l'Union africaine (UA) dans le Darfour et à la mission de l'Union africaine dans la région » le Conseil de sécurité appelle « au déploiement complet des forces de l'UA » et invite le Secrétariat à considérer les prochaines étapes pour « encourager et faciliter le déploiement rapide de la force établie ».

Enfin, le Conseil a demande à l'ensemble des parties de montrer « leur volonté politique dans le but d'achever sans délai un protocole d'accord ».

Prenant à son tour la parole devant la presse, le représentant des Etats-Unis, Stuart Holliday, a qualifié de « très troublant » l'exposé sur le Darfour qui a été présenté au Conseil de sécurité.

« Il est temps que la communauté internationale pense aux efforts qu'elle pourrait faire pour aider l'Union africaine », a-t-il précisé.

Faisant écho aux propos du Secrétaire général tenus à l'occasion d'une Conférence de presse donnée aujourd'hui au Siège de l'ONU à New York (voir sur son exposé et sur les réponses aux questions de la presse ), l'ambassadeur américain a rappelé que « le Conseil de sécurité prenait sa responsabilité sur le Soudan très au sérieux ».

Il a également précisé que « le Conseil attendait un rapport du Secrétaire général le 31 décembre » et qu'en fonction de ce rapport il envisagerait les actions à mener.

Il a enfin rappelé que l'engagement du Secrétaire général était particulièrement important et « qu'il serait peut-être même temps pour lui de retourner au Darfour comme il l'avait fait l'été dernier » (voir notre dépêche du 2 juillet 2004).

 

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