Sommet de Nairobi : un plan d'action contre les mines pour les dix prochaines années

6 décembre 2004

Un plan d'action a été adopté à l'issue du Sommet de Nairobi contre les mines antipersonnel, cité en exemple de « multilatéralisme réussi » et à l'issue duquel son Président a appelé à l'adhésion universelle à la Convention qui régit l'interdiction de ces engins meurtriers.

La communauté internationale a adopté un plan d'action pour mettre fin aux souffrances causées par les mines antipersonnel, à l'issue du Sommet pour un monde sans mines qui s'est tenu à Nairobi, au Kenya, du 29 novembre au 3 décembre 2004, a déclaré aujourd'hui le porte-parole du Secrétaire général, Fred Eckhard, lors de son point quotidien avec la presse, au Siège de l'ONU à New York.

« Le véritable travail commence à présent. Nous devons mettre en oeuvre ce plan d'action en 70 points », a déclaré le Président du Sommet, Wolfgang Petrisch, de l'Autriche, indique un communiqué du porte-parole du Sommet, publié le 3 décembre.

M. Petrisch a estimé que la tâche la plus ardue ces cinq prochaines années sera de respecter le calendrier prévu pour nettoyer, dans les dix ans, les zones minées, requérant pour cela des efforts intensifs des pays affectés par les mines comme de ceux qui peuvent leur prêter assistance.

Il a aussi appelé de ses vœux l'adhésion universelle à la Convention sur les mines antipersonnel, qui représente selon lui « un exemple exceptionnel de multilatéralisme réussi », indique le communiqué.

Le premier Sommet pour un monde sans mines - sept ans après l'adoption de la Convention et cinq ans après son entrée en vigueur - était l'occasion pour les Etats parties de renouveler leurs engagements, de mesurer les progrès accomplis et les efforts qu'il reste à fournir, depuis l'entrée en vigueur de la Convention, le 1er mars 1999 (voir notre dépêche du 29 novembre 2004).

Les Etats parties à la Convention sur les mines antipersonnel sont tenus d'en interdire l'utilisation, la détention, la production et le transfert. Ils ont obligation de détruire leurs stocks et d'engager des opérations de déminage et d'assistance aux victimes.

Aujourd'hui, 144 pays – soit les trois-quarts des Etats de la planète - ont ratifié la Convention, détruisant au total plus de 37 millions de mines. Les Etats parties qui détiennent encore de mines - une vingtaine - disposent de quatre ans pour détruire tous leurs stocks.

 

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