Démission de l'Envoyé de l'ONU en Côte d'Ivoire

Démission de l'Envoyé de l'ONU en Côte d'Ivoire

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L'Envoyé de l'ONU en Côte d'Ivoire, Albert Tévoédjrè, a démissionné de son poste à la tête de la Mission de l'ONU dans le pays, décision qui sera effective à la fin du mois de janvier, tandis que se poursuivent les consultations de bons offices du Président de l'Afrique du Sud, Thabo Mbeki.

« L'Opération des Nations Unies en Côte d'Ivoire ( ONUCI ) a confirmé que le Représentant spécial du Secrétaire général, Albert Tévoédjrè, avait présenté sa démission dans une lettre du 24 novembre 2004 », a déclaré aujourd'hui le porte-parole du Secrétaire général, Fred Eckhard, lors de son point quotidien avec la presse, au Siège de l'ONU à New York.

« Le Représentant spécial devrait rester dans ses fonctions jusqu'à la fin du mois de janvier et devrait se trouver à New York la semaine prochaine pour des consultations du Conseil de sécurité sur la Côte d'Ivoire, prévues pour lundi », a-t-il précisé.

Fred Eckhard a indiqué par ailleurs que le Vice Représentant spécial pour la Côte d'Ivoire, Alan Doss, s'était hier rendu à Bouaké, au Nord du pays (carte), pour accompagner le Président sud-africain Thabo Mbeki dans ses efforts pour relancer le processus de paix (voir notre dépêche du 4 novembre 2004 sur les événements qui avaient brisé ce processus).

« Alan Doss a participé à une réunion à huis clos entre le Président Mbeki et le secrétaire général du Mouvement patriotique de Côte d'Ivoire, Guillaume Soro », un des dirigeants des Forces nouvelles.

Selon l'ONUCI, la situation générale est calme à Abidjan et dans le reste du pays, et les casques bleu mènent leur patrouilles de façon normale.

Dans un communiqué du 3 décembre dernier, la Mission de l'ONU se félicitait par ailleurs de la réapparition et de la libre circulation des journaux qui avaient été « victimes d'actes d'intolérance lors des récents événements du mois de novembre ».

Rappelant la résolution 1572 du Conseil de Sécurité du 15 novembre 2004, qui soulignait le rôle crucial de la presse dans un contexte où tous les efforts doivent converger vers la recherche de la paix et la réconciliation nationale, l'ONUCI encourageait dans son communiqué « les autorités ivoiriennes à prendre toutes les dispositions appropriées pour favoriser la libre expression, garante du pluralisme et du débat démocratique en Côte d'Ivoire ».

- Dossier Afrique de l'Ouest du site de l'ONU