Kofi Annan appelle le secteur financier à lutter contre le sida

1 décembre 2004

Le Secrétaire général de l'ONU a rappelé aujourd'hui lors d'une cérémonie à la Bourse de New York le rôle important que pourrait et devrait jouer le monde des affaires dans la lutte contre le sida non seulement pour le bien de l'humanité mais aussi pour son propre intérêt, ajoutant que l'action des entreprises devrait commencer sur le lieu de travail mais qu'elle ne devrait pas s'y arrêter.

« Les experts sont maintenant d'accord pour dire que le VIH/sida constitue la pire épidémie que l'humanité ait jamais eu à affronter », a déclaré Kofi Annan à l'ouverture d'une cérémonie qui s'est déroulée ce matin à la bourse de New York à l'occasion de la Journée mondiale contre le sida. « Elle s'est répandue de manière plus importante, plus rapide et avec des effets à long terme plus dévastateurs qu'aucune autre maladie » a-t-il expliqué.

« L'impact négatif » de la maladie sur les activités du secteur financier devrait paraître « évident », a-t-il souligné devant les principales sociétés boursières de Wall Street réunies pour la circonstance.

« Vous avez une fenêtre d'opportunité pour aider à changer le cours des choses […]. En changeant d'abord votre état d'esprit » a fait remarquer Kofi Annan, expliquant que « le sida ne doit plus être une question discutée dans les départements des ressources humaines mais un problème qui doit être abordé dans les états-majors des entreprises ».

Pour le Secrétaire général, « l'action doit commencer sur le lieu de travail. Les entreprises peuvent par exemple décider en consultation avec leurs employés des politiques à mener. Elles peuvent notamment faire de la prévention pour éduquer leurs employés ou soutenir les employés affectés par le virus ».

Il a souligné à cet égard l'utilité du Code de pratiques volontaires élaboré par l'Organisation internationale du travail.

« Dans le monde en développement, alors que les prix des traitements anti-rétroviraux sont devenus abordables, il est devenu maintenant plus profitable pour les entreprises de traiter leurs employés que d'en recruter et d'en reformer d'autres », a-t-il encore souligné, rappelant que le coût de traitement d'un employé atteint du sida en Afrique était amorti dix fois en moyenne.

Mais la contribution du monde des affaires ne doit pas s'arrêter au lieu de travail, a-t-il rappelé, plaidant pour que les entreprises partagent par exemple leurs compétences et leurs connaissances dans les domaines du marketing et de la communication, du packaging et de la publicité » pour la prévention et les soins contre le sida.

 

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