Conseil : la Mission de l'ONU en Haïti prorogée, appel à une politique d'inclusion

29 novembre 2004

Tout en décidant de proroger de la mandat de la Mission de l'ONU en Haïti, le Conseil de sécurité de l'ONU s'est dit préoccupé par les arrestations arbitraires et a engagé le gouvernement de transition à chercher à intégrer ceux qui n'ont pas recours à la violence et restent en dehors du processus politique.

Le Conseil de sécurité qui a décidé aujourd'hui de proroger le mandat de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH) jusqu'au 1er juin 2005, et indiqué son intention de prolonger à nouveau la présence de la Mission dans le pays dans l'avenir, a commencé par condamner, dans le préambule de la résolution adoptée aujourd'hui, tous les actes de violence et les tentatives faites par certains groupes armés pour exercer des fonctions non autorisées de maintien de l'ordre dans le pays.

Toujours dans les considérants de ce texte, il a condamné toutes les violations des droits de l'homme et a demandé « instamment » au Gouvernement de transition d'Haïti de prendre toutes les mesures voulues pour mettre fin à l'impunité.

Le Conseil a exprimé sa préoccupation à l'égard de toute détention arbitraire de personnes « uniquement en raison de leurs affiliations politiques » et a engagé le Gouvernement de transition « à libérer celles contre lesquelles aucun chef d'accusation n'a été porté. »

Il l'a encouragé à « continuer d'explorer activement tous les moyens possibles d'inclure dans le processus démocratique et électoral ceux qui demeurent à l'heure actuelle en dehors du processus de transition » tout en ayant rejeté la violence.

Enfin, il demande instamment aux institutions financières internationales et aux pays donateurs intéressés de décaisser sans tarder les fonds qu'ils ont annoncés à la Conférence internationale des donateurs pour Haïti, tenue à Washington les 19 et 20 juillet derniers.

Tout en saluant la contribution apportée par les États Membres à la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti, il demande, également en préambule de cette nouvelle résolution 1576, aux pays qui fournissent des contingents et du personnel de police de respecter les calendriers de déploiement convenus et note en particulier la nécessité d'avoir davantage de policiers francophones.

Le Conseil appuie par ailleurs les recommandations formulées par le Secrétaire général dans son dernier rapport

sur l'activité de la MINUSTAH, lesquelles incluent le déploiement de 125 policiers de la MINUSTAH à Port-au-Prince qui viendraient apporter un soutien opérationnel à la police nationale haïtienne ainsi que le lancement par la Mission de projets humanitaires à effet rapide (voir également notre dépêche du 22 novembre.)

 

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