Camp iraquien d'Al Tash : plus d'un millier de réfugiés en fuite, selon le HCR

26 novembre 2004

Environ 1 400 réfugiés ont quitté le camp d'Al Tash en Iraq dont le poste de police a été attaqué dans le cadre des combats qui se sont intensifiés dans le secteur, alerte l'agence qui essaie de savoir ce qu'il est advenu des 2 800 réfugiés restés dans le camp.

Le Haut commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) continue d'alerter sur la situation des 4 200 réfugiés kurdes du camp d'Al Tash, en Iraq (carte), un camp situé près de Ramadi, à environ 50 Km au sud de Fallouja (voir à ce sujet notre dépêche du 23 novembre.)

Selon les informations recueillies par le HCR qui n'a plus de personnel sur place, environ 1 400 réfugiés kurdes auraient fui le camp alors que les combats s'amplifiaient aux alentours de Ramadi et que le poste de police à l'intérieur du camp faisait lui-même l'objet d'une attaque par un groupe d'hommes armés.

« Le poste de police est désormais vide et les 2 800 réfugiés dont nous pensons qu'ils se trouvent encore à Al Tash ne bénéficient plus d'aucune protection », a indiqué aujourd'hui, lors d'un point avec la presse à Genève, la porte-parole du HCR, Jennifer Pagonis, citée dans un communiqué (en anglais) de l'agence.

En outre, a-t-elle précisé, ces réfugiés n'ont reçu aucune nourriture depuis que le système public de distribution de vivres destiné aussi bien aux Iraquiens du secteur qu'aux réfugiés, a dû s'interrompre à cause des combats.

« C'est une situation extrêmement sérieuse et le HCR travaille avec son organisme partenaire sur le terrain à trouver un moyen d'accéder de toute urgence au camp », a indiqué la porte-parole.

Treize familles ayant fui le camp sont arrivées à Sulaymaniyah, dans le Nord de l'Iraq, a indiqué Jennifer Pagonis, avant de préciser qu'ils avaient été pris en charge par le personnel iraquien du HCR dans la région qui avait cherché à définir leurs besoins mais également à établir ce qui s'était passé à Al Tash.

« Le sort de tous les autres réfugiés ayant quitté le camp reste inconnu », a-t-elle ajouté.

Elle a indiqué par ailleurs que 202 réfugiés kurdes iraniens avaient quitté Annan en Jordanie, mercredi, « pour une nouvelle vie en Suède » après avoir passé un an et demi dans le no man's land situé entre l'Iraq et la Jordanie. Ils font partie d'un groupe de 384 réfugiés kurdes iraniens que la Suède a accepté d'accueillir, le reste du groupe devant quitter la Jordanie, le mois prochain.

Il reste cependant encore près de 650 personnes bloquées dans ce secteur pour lesquelles le HCR continue à chercher une terre d'accueil, a précisé la porte-parole.

 

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