Côte d'Ivoire : résolution du Conseil de sécurité attendue aujourd'hui ou demain

Côte d'Ivoire : résolution du Conseil de sécurité attendue aujourd'hui ou demain

Le Conseil de sécurité qui a tenu hier des discussions informelles au niveau des experts sur la situation en Côte d'Ivoire devrait adopter une résolution sur la question aujourd'hui ou demain, indique la directrice de l'information de l'ONU à Genève.

On s'attend à ce que le Conseil de sécurité qui a tenu hier des discussions informelles, au niveau des experts sur la situation en Côte d'Ivoire, adopte une résolution sur cette question aujourd'hui ou demain, a indiqué aujourd'hui la directrice de l'information de l'Office des Nations Unies à Genève (ONUG), Marie Heuzé, lors d'un point avec la presse.

Réuni en session d'urgence à huis clos, samedi dernier, après que le lâcher d'une bombe a provoqué la mort d'un nombre de soldats français qui s'établit finalement à neuf et en a blessé une vingtaine, le Conseil a exprimé, dans une déclaration présidentielle, son plein appui à l'action menée par les forces françaises et l'Opération des Nations Unies en Côte d'Ivoire (ONUCI) et a confirmé que les forces françaises et l'ONUCI étaient autorisées à faire usage de tous les moyens nécessaires à la pleine exécution de leur mandat.

Interrogé à sa sortie des consultations du Conseil, le Secrétaire général avait insisté sur la nécessité de faire cesser les hostilités immédiatement et indiqué s'être entretenu à ce sujet à deux reprises avec le Président de la Côte d'Ivoire, Laurent Gbagbo (voir notre dépêche du 6 novembre).

Hier, le porte-parole de l'ONU indiquait que, selon les informations émanant de la Mission de l'ONU en Côte d'Ivoire, en dehors de quelques rues dans lesquelles circulent des bandes surexcitées, la ville est aujourd'hui relativement calmes, ses avenues désertes et ses habitants terrés chez eux, a indiqué aujourd'hui le porte-parole de l'ONU.

Il précisait cependant que les médias continuaient à diffuser des messages haineux à l'intention des étrangers et que 800 résidents d'origine étrangère avaient cherché refuge dans les locaux de l'ONUCI, l'Opération des Nations Unies en Côte d'Ivoire.