Le Conseil de sécurité exhorte la Guinée-Bissau à rester dans l'Etat de droit

2 novembre 2004

Exprimant sa préoccupation quant aux récents événements en Guinée-Bissau, le Conseil de sécurité a demandé aujourd'hui aux autorités du pays de rester dans la légalité et de promouvoir l'Etat de droit.

« Le Conseil se déclare profondément préoccupé par les événements qui se sont produits en Guinée-Bissau et qui ont abouti au meurtre, le 6 octobre 2004, du chef d'état-major des forces armées, le général Verissimo Correia Seabra, et du chef des ressources humaines, le colonel Domingos de Barros », a déclaré aujourd'hui, au nom de l'ensemble de ses membres, le Président du Conseil de sécurité pour le mois de novembre, l'ambassadeur des Etats-Unis, John Danforth.

« Le Conseil condamne dans les termes les plus énergiques le recours à la force pour régler des différends ou des griefs et, conscient de la position de l'Union africaine sur les changements de gouvernement inconstitutionnels, telle qu'énoncée dans la Décision d'Alger de 1999 et la Déclaration de Lomé de 2000, demande aux parties bissau-guinéennes de s'abstenir de tenter de prendre le pouvoir par la force en Guinée-Bissau », a poursuivi l'ambassadeur qui s'exprimait à l'issue de consultations officieuses du Conseil sur la situation en Guinée-Bissau.

Tout en prenant acte de la signature d'un mémorandum d'accord à Bissau le 10 octobre 2004 ainsi que de la création d'une commission chargée de suivre l'application de cet accord, le Conseil de sécurité « souligne que le Gouvernement de la Guinée-Bissau et autres autorités nationales doivent demeurer résolus à promouvoir l'état de droit et à lutter contre l'impunité, notamment lorsqu'ils examinent le moyen de faire appliquer l'accord susmentionné », a également déclaré en son nom le président Danforth.

 

♦ Recevez des mises à jour quotidiennes directement dans votre boîte mail - Inscrivez-vous ici.
♦ Téléchargez l'application ONU Info pour vos appareils iOS ou Android.