Ouganda : l'ONU évalue les dégâts après les pluies torrentielles au camp de Pabbo

28 octobre 2004

Après les violentes pluies qui ont causé d'importants dégâts au camp de Pabbo, dans le Nord de l'Ouganda, la Coordination humanitaire de l'ONU, le Programme alimentaire mondial et l'agence de l'ONU pour l'alimentation procèdent à une évaluation des dommages sur les quelque 60 000 personnes qui vivent sur place.

Une évaluation humanitaire du plus ancien camp de réfugiés au Nord de l'Ouganda, où des milliers de personnes sont maintenant sans abri après une violente tempête, montre que plus de 5 500 huttes ont été endommagées, a déclaré aujourd'hui le porte-parole du Secrétaire général, Fred Eckhard, lors de son point quotidien avec la presse au Siège de l'ONU à New York.

La distribution de bâches et d'autres fournitures commence aujourd'hui au camp de Pabbo, a indiqué le Bureau de la Coordination des affaires humanitaires de l'ONU (OCHA selon son acronyme anglais).

Selon le porte-parole, une distribution de nourriture sera organisée par le Programme alimentaire de l'ONU, le PAM, dans les prochains jours, tandis que l'Organisation pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) met en place une évaluation des dommages aux cultures.

Le porte-parole a souligné hier que les autorités du camp avaient besoin de tentes, de vivres et d'articles non alimentaires, ainsi que d'un dispensaire mobile pour les 62 000 personnes qui vivent sur place.

Cette catastrophe naturelle vient s'ajouter à une grave situation humanitaire signalée par le Secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires et Coordonnateur des secours d'urgence de l'ONU, Jan Egeland, qui estimait : « le Nord de l'Ouganda est à mes yeux un scandale moral ».

Lors d'une conférence de presse accordée à l'issue d'une séance du Conseil de sécurité, il indiquait avoir demandé, « sans doute de façon un peu rhétorique […] dans quel autre endroit du monde, 20 000 enfants avaient été kidnappés, dans quel autre endroit du monde, 90% de la population de vastes districts avait été déplacée, dans quel autre endroit du monde, 80% des combattants d'un mouvement d'insurgés terroristes tel que celui de l'Armée de la résistance du Seigneur étaient des enfants. » (voir notre dépêche du 21 octobre).

 

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