Le rapport final sur le massacre de Gatumba transmis lundi dernier au Conseil de sécurité

16 septembre 2004

Le rapport sur le massacre de Gatumba, établi par les Missions de l'ONU en République démocratique du Congo (RDC), au Burundi et par le HCR, a été transmis au Conseil de sécurité lundi dernier, a indiqué le porte-parole de la Mission de l'ONU en RDC qui a également signalé que le général rebelle Laurent Nkunda se serait replié dans le Masisi au Nord-Kivu.

Le rapport final de l'enquête préliminaire menée par l'ONU sur le massacre de Gatumba, le lundi 13 septembre 2004, a été transmis au Conseil de Sécurité des Nations Unies à New York, a annoncé hier le Porte-parole de la Mission des Nations Unies au Congo, la MONUC, Mamadou Bah, au cours du point de presse hebdomadaire de la Mission.

« Ce rapport est le fruit du travail commun des enquêteurs de la MONUC, de la Mission de l'ONU au Burundi (ONUB) et du Haut-commissariat des Nations Unies aux droits de l'Homme », a-t-il précisé.

Evoquant par ailleurs la situation qui prévaut à Minova, une localité de la province du Sud-Kivu, jadis occupée par les hommes du général dissident Laurent Nkunda et passée, cette semaine, sous le contrôle des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC), Mamadou Bah a déclaré à la presse que le constat d'une équipe pluridisciplinaire du bureau de la MONUC à Goma qui s'est rendue sur place était que la situation y était calme.

« Apparemment, il n'y a pas eu de combats. Les dissidents de Laurent Nkunda se seraient repliés dans le Masisi », à l'ouest du Nord-Kivu (carte), a rapporté M. Bah, citant des sources militaires.

Le porte-parole est également revenu sur la visite à Bunia le 12 septembre du Représentant spécial du Secrétaire Général des Nations Unies pour la République Démocratique du Congo, William Lacy Swing, visite effectuée en compagnie du tout nouveau commandant de la Brigade de l'Ituri, le général népalais Deo Ghale Bahadur et de l'ambassadeur du Maroc en RDC.

« Cette visite du Représentant spécial avait pour objectif de se rendre compte sur place de l'évolution du programme de Désarmement et Réinsertion Communautaire (DRC) en l'Ituri », a indiqué M. Bah.

Selon le commandant François Ouédraogo, porte-parole militaire de la MONUC, la MONUC qui dispose de quatre bataillons de 4000 casques bleus placés sous le commandement du général Ghale «est déterminée à poursuivre la pacification du district de l'Ituri ».

C'est dans ce cadre que le 13 septembre 2004, le Commandant adjoint des Forces de la MONUC, le Général Jan Isberg, s'est rendu au camp des éléments des Forces Nationalistes et Intégrationnistes (FNI), à Kpandroma, et au camp des Forces Armées du Peuple Congolais (FAPC) à Ndrele, pour les encourager à prendre activement part au processus de Désarmement et réintégration communautaire (DRC) qui concerne tous les groupes armés actifs en Ituri, a-t-il indiqué.

Toujours dans la domaine du programme de DRC, la MONUC a organisé le 11 septembre dernier, une visite des cinq sites de transit destinée à des représentants des groupes armés de l'Ituri, pour leur exposer les conditions d'accueil, l'équipement et l'organisation des centres, a indiqué Mamadou Bah.

« La MONUC prend note de la satisfaction exprimée par ces représentants qui ont profité de l'occasion pour renouveler leur engagement à adhérer au programme DRC », a-t-il ajouté.

A propos du transfert, le 14 septembre dernier, de 17 détenus de la prison de Bunia au Centre Pénitencier de Rééducation de Kinshasa, le Porte-parole a expliqué qu'« il s'agissait d'une action gouvernementale soutenue par la MONUC. Le ministère de la Justice, conformément à la loi, réaffirme sa compétence juridique sur l'ensemble du territoire congolais et inscrit cette décision dans le respect de l'Etat de droit et de la lutte contre l'impunité », a-t-il ajouté.

 

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