Darfour : meilleure communication recherchée par l'ONU avec la Commission de cessez-le-feu

Darfour : meilleure communication recherchée par l'ONU avec la Commission de cessez-le-feu

L'ONU cherche à améliorer la communication avec la Commission de cessez-le-feu de l'Union africaine présente au Darfour tandis que les mouvements rebelles demandent à réfléchir à la demande qui leur ait faite de signer immédiatement le protocole humanitaire portant sur cette région en crise du Soudan.

Le Représentant spécial du Secrétaire général pour le Soudan, Jan Pronk, s'est rendu hier à El-Fasher où il a rencontré le général Festus Okonkwo, président de la Commission de cessez-le-feu de l'Union africaine (UA), Darfour-Nord.

L'un et l'autre « se sont entretenus de la situation sur le terrain au Darfour », a précisé aujourd'hui le porte-parole du Secrétaire général, Fred Eckhard, lors de son point avec la presse. « Ils ont également discuté des possibilités d'améliorer les communications entre la Commission et l'ONU.»

De son côté, le Représentant spécial adjoint pour les affaires humanitaires, Manuel Aranda da Silva, s'est rendu aujourd'hui à El-Fasher pour y rencontrer les leaders des forces rebelles de l'Armée de libération du Soudan (SLA, selon son acronyme en anglais).

« Les discussions porteront aujourd'hui sur l'amélioration de l'accès du personnel humanitaire dans les zones contrôlées par les troupes rebelles au même titre que les zones contrôlées par le gouvernement du Soudan » a précisé le porte-parole du Secrétaire général.

Pendant ce temps-là, la mission des Nation unies au Soudan continue de recevoir des informations faisant état d'actes de banditisme attribués à des individus isolés et armés et se produisant plus particulièrement dans le Nord et dans le Sud du Darfour. La mission relate notamment aujourd'hui l'attaque de passagers dans des bus et des véhicules appartenant à des agences humanitaires.

Par ailleurs, les forces rebelles, et notamment le Mouvement pour la justice et l'égalité, ont fait savoir hier, à la médiation de l'UA, qu'ils avaient besoin de plus de temps pour réfléchir à la demande du Président nigérian, Olusegun Obasanjo, de signer le protocole humanitaire auxquels ils avaient récemment donné leur accord de même que les autres parties présentes aux pourparlers d'Abuja.

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