La Commission internationale d'enquête arrive en Côte d'Ivoire

16 juillet 2004

La Commission internationale d'enquête indépendante, mise en place le 22 juin afin d'enquêter sur les graves violations des droits de l'homme commises depuis septembre 2002, en Côte d'Ivoire est arrivée dans le pays aujourd'hui.

“La Commission, dirigée par Gérard Balanda, de la République démocratique du Congo, doit entendre des témoignages à propos des graves violations des droits de l'homme et du droit international humanitaire qui ont eu lieu en Côte d'Ivoire depuis le 19 septembre 2002 », a déclaré Stéphane Dujarric, lors de son point quotidien avec la presse à New York.

Une fois son travail achevé, la Commission présentera son rapport au Haut Commissaire pour les droits de l'homme, Louise Arbour, qui le transmettra au Secrétaire général, a-t-il précisé.

La Commission indépendante d'enquête pour la Côte d'Ivoire a été mise sur pied par le Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme par intérim, Bertrand Ramcharan, afin d'établir les faits et les responsabilités s'agissant des graves violations des droits de l'homme et du droit humanitaire international qui se sont produites dans le pays depuis le 19 septembre 2002. L'Accord de Linas-Marcoussis demandait la création d'une telle équipe d'enquête.

Elle succède à un groupe d'enquête qui s'était penché sur les allégations d'atrocités commises durant les manifestations qui s'étaient déroulées à Abidjan les 25 et 26 mars 2004, et qui était parvenu à la conclusion que les tueries de civils innocents “étaient pour la plupart non provoquées et n'étaient pas nécessaires pour disperser les manifestants ».

Par ailleurs, le Représentant spécial adjoint du Secrétaire général des Nations Unies en Côte d'Ivoire, M. Alan Doss, s'adressant aux Casques bleus et à la police civile de l'ONUCI, présents à Bangolo, à l'Ouest du pays, les a encouragés à « continuer à maintenir la confiance », indique un communiqué de l'Opération des Nations Unies en Côte d'Ivoire ( ONUCI ), publié aujourd'hui.

M. Doss, accompagné des représentants de la Police civile, de la division des Droits de l'Homme et de celle de l'Information, a effectué une visite de travail auprès de la Brigade mixte de Gendarmerie (BMG), qui regroupe des représentants des Forces armées nationales de la Côte d'Ivoire (FANCI), des Forces armées des Forces nouvelles (FAFN) et de l'ONUCI et auprès du PC quadripartite comprenant les forces françaises de la Licorne, les FANCI, les FAFN et la composante militaire de l'ONUCI, précise le communiqué.

La Brigade mixte de Gendarmerie établie à Bangolo est la première initiative du genre en Côte d'Ivoire. Les séances de travail à la BMG et au PC quadripartite ont permis de faire un point sur la situation qui prévaut dans cette partie de la Zone de confiance, d'évaluer les progrès accomplis et de recenser les problèmes majeurs.

Le Chef de la Force Licorne à Bangolo a affirmé que les activités de la BMG ont rendu les populations plus confiantes, facilitant ainsi leur travail, et a souhaité que l'exemple de la BMG soit repris ailleurs dans le pays, précise l'ONUCI.

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