La CIJ autorise le dépôt de répliques dans le différend qui oppose le Bénin et le Niger

14 juillet 2004

Le président de la Chambre de la Cour internationale de Justice constituée pour connaître de l'affaire du différend frontalier (Bénin/Niger) a autorisé le dépôt d'une réplique par chacune des parties à l'affaire.

Par une ordonnance du 9 juillet 2004, le juge Guillaume a fixé le délai pour le dépôt des pièces susmentionnées au 17 décembre 2004, précise un communiqué de la Cour internationale de justice (CIJ).

« Le président de la Chambre a pris cette décision compte tenu du souhait des Parties d'être autorisées à présenter une troisième pièce de procédure [...] après que celles-ci eussent chacune déposé un mémoire et un contre-mémoire dans les délais fixés par la Cour », indique le communiqué.

Le compromis par lequel les deux parties ont saisi la CIJ, le 3 mai 2002, lui demande de « déterminer le tracé de la frontière entre la République du Bénin et la République du Niger dans le secteur du fleuve Niger, de préciser à quel Etat appartient chacune des îles dudit fleuve et en particulier l'île de Lété et de déterminer le tracé de la frontière entre les deux Etats dans le secteur de la rivière Mékrou.»

Les Parties ont déclaré d'avance accepter, comme définitif et obligatoire pour elles-mêmes, l'arrêt que la Chambre rendrait en application du compromis.

Au début du mois de juin, le Secrétaire général des Nations Unies, Kofi Annan, suivant les recommandations d'un groupe d'experts, a accordé une somme de 700 000 dollars au Bénin et au Niger dans le cadre du Fonds d'affectation spéciale devant aider les Etats à soumettre leurs différends à la Cour internationale de justice (CIJ), qui vise à encourager le règlement pacifique des conflits.

 

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