Iraq : Silvio Berlusconi en faveur d'une résolution fixant un mandat clair à l'ONU

19 mai 2004

A la suite d'un entretien avec le Secrétaire général de l'ONU hier soir, le Premier ministre italien a exprimé son appui aux suggestions de Lakhdar Brahimi concernant la transition en Iraq et s'est prononcé en faveur d'une résolution qui fixe un mandat clair à l'ONU.

A la suite d'un entretien avec le Secrétaire général de l'ONU hier soir, le Premier ministre italien a exprimé son appui aux suggestions de Lakhdar Brahimi concernant la transition en Iraq et s'est prononcé en faveur d'une résolution qui fixe un mandat clair à l'ONU.

« Nous avons discuté de la résolution du Conseil de sécurité à venir et de la nécessité pour la communauté internationale de joindre ses efforts pour aider à stabiliser la situation en Iraq », a indiqué le Secrétaire général Kofi Annan à la presse à l'issue de ses entretiens avec le Premier ministre italien, Silvio Berlusconi.

Kofi Annan a ajouté qu'ils avaient également discuté de la réforme de l'ONU et de multilatéralisme, indiquant que le dirigeant italien « avait apporté son complet soutien à l'ONU et aux 'multilatéraux'. »

« En ce qui me concerne, j'ai pu constater que le Secrétaire général de l'ONU était fermement décidé à participer à la formation d'un nouveau gouvernement sur la base des indications fournies par la mission Brahimi », a déclaré pour sa part, le Premier ministre italien qui a ajouté que les différentes étapes de « la création de ce gouvernement avaient déjà été clairement indiqué en termes de calendrier » et qu'il pensait que ce programme « était adapté aux besoins sur le terrain. »

Le Premier ministre a évoqué également le projet de création d'un comité consultatif qui appuierait les élections de janvier et devrait être opérationnel en juin.

« Tout cela et beaucoup d'autres efforts et initiatives sont en cours et ce sont sur elles que nous tablons pour parvenir à mettre en place une démocratie dans un pays qui, pendant de trop nombreuses décennies, a été soumis à une dictature », a-t-il déclaré.

Il a également indiqué partager le point de vue du Secrétaire général sur le fait qu'il ne lui semblait pas possible de mettre en place une démocratie sans retour à la sécurité et à l'ordre public.

Interrogé ce qu'il entendait par « changement radical » de la politique menée en Iraq, M. Berlusconi a répondu qu'il évoquait par cela « le transfert de pouvoirs qui passerait de l'actuel Conseil de gouvernement à un nouveau gouvernement dont les membres auraient été choisis par l'ONU, le démarrage concret de l'édification d'une démocratie notamment par les préparatifs conduisant aux élections et l'accélération de la création de forces militaires et de maintien de l'ordre iraquiennes. »

« Tout cela doit être défini dans une nouvelle résolution du Conseil de sécurité qui devra également fixer les tâches à remplir par l'ONU », a-t-il ajouté.

Répondant à un journaliste, M. Berlusconi a également déclaré qu'il « n'y avait désormais aucun doute sur le passage de la nouvelle résolution », que celui-ci était « certain », « car sinon cela voudrait dire que les efforts actuels de l'ONU n'auraient aucun sens puisque nous cherchons bel et bien à impliquer l'ONU dans la remise de la souveraineté au nouveau gouvernement et que cela ne serait pas possible sans une résolution qui énonce clairement les règles et les attributions et qu'il existe une volonté très forte de la part de l'ONU de jouer un rôle très important de façon à apporter sa légitimité au nouveau gouvernement. »

Le Secrétaire général de l'ONU avait auparavant remercié le Premier ministre pour le sacrifice que les Italiens avaient fait en envoyant 3 000 troupes sur le terrain pour aider à sécuriser l'environnement.

Il avait également formulé l'espoir que les trois Italiens actuellement pris en otages seraient prochainement libérés.

 

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