La question israélo-palestinienne ne se règlera pas par des choix avantageux à court terme, affirme Kofi Annan

La question israélo-palestinienne ne se règlera pas par des choix avantageux à court terme, affirme Kofi Annan

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Aux participants à la Réunion internationale, qui se déroule aujourd'hui et demain à Genève sur la construction du mur israélien en Cisjordanie, Kofi Annan a engagé à ne pas céder à l'illusion des choix avantageux à court terme et à mettre en œuvre la Feuille de route acceptée par tous.

« La situation dans le territoire palestinien occupé et en Israël est assurément grave » indique Kofi Annan dans un message adressé à la Réunion internationale organisée par l'ONU à Genève sur les répercussions de la construction du mur dans le territoire palestinien occupé.

Dans ce message lu par le directeur général de l'Office des Nations Unies à Genève, M. Sergei Ordhonikidze, le Secrétaire général décrit une situation où « la violence continue de se déchaîner pratiquement sans répit, avec des exécutions extrajudiciaires, des attentats-suicide à la bombe et des menaces de représailles encore plus violentes. »

« La situation humanitaire dramatique des Palestiniens, dont un grand nombre vit dans des conditions épouvantables, est elle aussi une source de grande préoccupation », poursuit Kofi Annan qui ajoute : « la sécurité et la stabilité d'une région déjà instable sont en danger. »

Sur la construction par Israël d'une barrière en Cisjordanie, « j'ai dit à maintes reprises combien j'étais préoccupé par le tracé de la barrière », a poursuivi le Secrétaire général.

Rappelant que la la Cour internationale de justice avait été saisie et devait rendre un avis consultatif sur la question, il a indiqué qu'il continuerait à suivre la situation de près et attendre le résultat des délibérations de la Cour

« Entre-temps, je demande instamment aux parties de retourner à la table des négociations », déclare Kofi Annan dans son message. « Ce n'est pas en recourant à des mesures préjudiciables à l'autre côté qu'elles atteindront leurs objectifs politiques ou réussiront à assurer la sécurité, même si ces mesures semblent avantageuses sur le court terme. ».

« Sur le long terme, le seul espoir véritable réside dans la réalisation de la vision, largement appuyée par la communauté internationale, d'une région où deux États, Israël et la Palestine, vivent côte à côte dans des frontières sûres et reconnues », a-t-il affirmé.

Jugeant « regrettable que des dizaines d'années de lutte, de mort et de destruction » n'aient pas rendu plus tangible l'aspiration partagée par la majorité des Israéliens et des Palestiniens à vivre une vie normale dans la paix et la sécurité, il a affirmé qu'il nous incombait « à tous de tout faire pour que les parties mettent en oeuvre la Feuille de route du Quatuor, qu'elles ont toutes deux acceptée. »