Iraq : pas d'élections possibles avant le 30 juin, indique Kofi Annan

19 février 2004
Kofi Annan (à d.) et Lakhdar Brahimi s'adressent à la presse

Indiquant ce matin que des élections générales ne pourraient pas être organisées en Iraq d'ici au 30 juin, qui doit rester, de son point de vue, la date du transfert de souveraineté au peuple iraquien, le Secrétaire général de l'ONU a précisé qu'il restait à trouver le mécanisme permettant d'établir un gouvernement intérimaire avant la tenue de ces élections.

Indiquant ce matin que des élections générales ne pourraient pas être organisées en Iraq d'ici au 30 juin, qui doit rester, de son point de vue, la date du transfert de souveraineté au peuple iraquien, le Secrétaire général de l'ONU a précisé ce matin qu'il restait à trouver le mécanisme permettant d'établir un gouvernement intérimaire avant la tenue de ces élections.

Devant la quarantaine de pays et la Commission européenne qui constituent le groupe des "Amis de l'Iraq", Kofi Annan a indiqué qu'il partageait le point de vue de l'équipe envoyée en Iraq sous la conduite de son Conseiller spécial Lakhdar Brahimi et que des élections ne pouvaient pas avoir lieu en Iraq avant le 30 juin mais que le transfert de souveraineté au peuple iraquien à cette date devait être maintenu.

« Il nous faut trouver un mécanisme pour créer un gouvernement intérimaire et aider à la préparation des élections qui auront lieu un peu plus tard », a indiqué le Secrétaire général.

Il a tout particulièrement attiré l'attention sur le fait qu'un consensus avait émergé en faveur du suffrage universel direct, considéré comme le meilleur moyen d'établir un Parlement parfaitement représentatif et légitime. Dans le même temps, a-t-il précisé, un large accord s'est constitué sur le fait que des élections ne peuvent être organisées avec succès sans être soigneusement préparées dans des conditions techniques, politiques et de sécurité, optimales.

Indiquant qu'il restait encore beaucoup de travail à effectuer pour répondre à un certain nombre de questions qui restaient en suspens, Kofi Annan a exprimé l'espoir que l'ONU serait en mesure de participer à ce processus une fois qu'il aurait approuvé l'ensemble des conclusions de l'équipe.

Il a insisté sur le fait qu'il était crucial de ne pas donner l'impression que le sort de l'Iraq se décidait sans les Iraquiens mais qu'il était au contraire nécessaire de les associer encore plus aux décisions influant sur leur propre destin.

Il a jugé important que les 46 délégations composant le groupe des "Amis de l'Iraq" ait pu être mis au courant des progrès réalisés par la mission.

 

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