Le directeur de l'AIEA appelle au renforcement urgent du régime de non-prolifération

Le directeur de l'AIEA appelle au renforcement urgent du régime de non-prolifération

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Le monde est en danger d'autodestruction, affirme le chef de l'AIEA, l'agence de l'ONU pour l'énergie atomique, qui a lancé, aujourd'hui, un appel en faveur du renforcement urgent du régime de non-prolifération afin d'éviter que des matières ou même des armes nucléaires ne tombent entre les mains de terroristes.

Le Directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Mohammed El Baradei a déclaré que les règles et garanties existantes n'étaient pas assez strictes pour répondre aux réalités modernes et que le monde était en danger « d'autodestruction » si on ne les adaptait pas.

M. El Baradei, qui s'exprimait depuis le siège de l'AIEA à Vienne, a indiqué qu'il se félicitait des propositions dévoilées hier par le président des Etats-Unis qui prévoient des mesures instaurant des contrôles plus serrés des matières nucléaires à l'exportation ainsi que des protocoles autorisant des inspections plus complètes.

« J'ai la même inquiétude et le même sentiment d'urgence que celui exprimé par le Président Bush lorsqu'il s'agit de faire aboutir un régime de non-prolifération et un système international de sécurité », a-t-il déclaré.

M. El Baradei a exhorté la communauté internationale à se réunir pour définir les réformes appropriées au nombre desquelles il fait figurer le renforcement de l'autorité de l'AIEA en matière d'inspections, des contrôles plus stricts des exportations de matières nucléaires et une accélération du désarmement nucléaire.

Le directeur de l'AIEA développe son propos dans un article publié par le New York Times aujourd'hui, dans lequel il affirme que les pénalités imposées aux pays qui se retirent du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires sont insuffisantes et suggère qu'une telle démarche soit portée au minimum devant le Conseil de sécurité de l'ONU.

Les cinq Etats qui sont reconnus aux termes du Traité comme étant des puissances nucléaires à savoir la Chine, les Etats-Unis, la Fédération de Russie, la France et le Royaume-Uni, devraient prendre des mesures vérifiables et irréversibles de désarmement, indique-t-il.

Cela inclurait l'entrée en force du Traité d'interdiction complète des essais nucléaires, ajoute M. El Baradei.