La décision sur le pesticide nocif pour la couche d'ozone repoussée à mars 2004

14 novembre 2003

Les Etats ayant ratifié le Protocole de Montréal, réunis à Nairobi sous les auspices du Programme de l'ONU pour l'environnement, ont repoussé d'un an leur décision en ce qui concerne l'autorisation d'utiliser à titre dérogatoire du bromure de méthyle, un pesticide agressif pour la couche d'ozone.

La réunion qui s'achevait aujourd'hui dans la capitale du Kenya n'a pu aboutir à un accord sur le volume de ces dérogations. Les demandes de dérogations proviennent pour l'essentiel d'agriculteurs américains et européens, qui affirment qu'il n'existe pas d'alternatives viables, techniquement ou économiquement, au bromure de méthyle pour protéger leurs cultures de melons, de fraises, de poivrons et de tomates. Leur demande de dérogations porte sur 15 000 tonnes environ pour 2005.

A cette date, les Etats développés qui sont parties au Protocole de Montréal, un traité élaboré dans le cadre de l'ONU, qui réglemente l'utilisation des substances agressives pour la couche d'ozone, ont accepté d'en éliminer l'utilisation.

« Malheureusement et en dépit de longues discussions, les gouvernements n'ont pu trouver un consensus sur cette question très complexe », a indiqué Klaus Toepfer, le directeur exécutif du PNUE qui n'en considère pas moins le Protocole de Montréal « comme l'un des grands succès dans le domaine de l'environnement. »

La question des dérogations sera donc à nouveau débattue lors de la réunion extraordinaire des Etats parties au Protocole qui doit se tenir en mars 2004 à Montréal.

 

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