Le Conseil de sécurité informé des problèmes majeurs auxquels le Kosovo reste confronté par l´Envoyé de l´ONU dans le pays

30 octobre 2003

L´Envoyé de l´ONU au Kosovo a mis en garde, ce matin, le Conseil de sécurité sur les problèmes majeurs auxquels la province continuait à être confrontée depuis la guerre de 1999.

Au cours de son exposé au Conseil de sécurité, le Représentant spécial du Secrétaire général et Chef de la Mission d'administration intérimaire des Nations Unies au Kosovo (MINUK), Harri Holkeri, a exhorté les dirigeants de la province à s'investir davantage dans la lutte contre la violence, de peur que les attaques d'extrémistes de tous bords ne reprennent et menacent le processus de stabilisation en cours sous la conduite de la MINUK et des forces de sécurité internationales (KFOR).

M. Holkeri a par ailleurs sommé la Serbie et le Monténégro à renoncer à la nomination parallèle de coordinateurs régionaux ou municipaux au Kosovo, qui est contraire au cadre institutionnel prévu par la communauté internationale dans la résolution 1244 du Conseil de sécurité et à apporter son soutien aux structures multi-ethniques de la province.

La résolution 1244 définit clairement le rythme du transfert de compétences non réservées de la MINUK vers les institutions provisoires autonomes du Kosovo, a rappelé M. Holkeri, qui a fait part des pressions exercées par Pristina pour accélérer le transfert des compétences réservées.

Abordant la situation en matière de sécurité, M. Holkeri a insisté sur les incidences négatives des violences politiques et ethniques, notamment celles de l'été 2003, sur les retours des réfugiés et des déplacés. M. Holkeri a souhaité un renforcement du plein engagement des unités de police du Kosovo aux côtés de la police de la MINUK, faisant observer que la Mission de l´ONU commençait à réduire ses effectifs de police.

En ce qui concerne le système judiciaire local, celui-ci a fait remarquer qu´il était de plus en plus performant, ce qui permettrait de réduire le nombre de juges internationaux présents au Kosovo.

Affirmant que la reprise du dialogue direct entre Pristina et Belgrade, le 14 octobre dernier à Vienne, constituait l'une de ses priorités, M. Holkeri a déploré que certaines formations politiques posaient des conditions à ce dialogue qui devrait mener, à terme, à la négociation du statut final du Kosovo. Celui-ci a invité la communauté internationale à exercer toute son influence sur les parties afin qu'elles s'investissent pleinement dans ce dialogue.

 

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