Un rapport publié par l'ONU traite des effets d'un tourisme qui explose sur la biodiversité

12 septembre 2003

Porté par la vogue des voyages d'aventure et autres trekkings, le tourisme, qui, en 10 ans, a connu une croissance de plus 100%, choisit de préférence les « derniers fiefs de la biodiversité », ces régions les plus riches en espèces endémiques mais aussi les plus menacées. C'est ce que montre le rapport Tourisme et Biodiversité : Tracer les empreintes mondiales du tourisme, publié aujourd'hui par Conservation International et le Programme des Nations Unies pour l'environnement.

Porté par la vogue des voyages d'aventure et autres trekkings, le tourisme, qui, en 10 ans, a connu une croissance de plus 100%, choisit de préférence les « derniers fiefs de la biodiversité », ces régions les plus riches en espèces endémiques mais aussi les plus menacées. C'est ce que montre le rapport, Tourisme et Biodiversité : Tracer les empreintes mondiales du tourisme, publié aujourd'hui par Conservation International et le Programme des Nations Unies pour l'environnement.

Cette étude (en anglais), la plus détaillée jamais réalisée, s'est attachée à mesurer les retombées du tourisme sur la diversité biologique. Elle fait état d'une croissance stupéfiante des activités touristiques dans certaines régions : 2000 % d'augmentation au Cambodge et au Laos, de près de 500 % en Afrique du Sud, plus de 300 % au Brésil, au Nicaragua et à El Salvador et plus de 128% en République Dominicaine.

Pour Klaus Toepfer, Directeur exécutif du Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE), « le tourisme a le potentiel de faire énormément de bien ou énormément de mal. » Quant à Costas Christ, directeur à Conservation International et rédacteur en chef du rapport, il affirme : « A ce moment de notre histoire, nous sommes à un carrefour dans les derniers fiefs planétaires de la biodiversité où la nature, des communautés en difficulté et le monde en pleine expansion du tourisme se rencontrent. »

Pourtant les raisons d'optimisme existent selon Klaus Toepfer qui affirme qu'il « existe de nombreux exemples où le tourisme a trouvé un équilibre entre les besoins de l'industrie et les besoins des hommes et des espèces » et ajoute que « nous devons encourager et propager ces exemples à travers le monde. »

Le tourisme représente à lui seul 11 % du Produit national brut mondial, emploie 200 millions de personnes et déplace quelques 700 millions de voyageurs par an, un nombre qui devrait doubler d'ici 2020. Il est considéré comme l'une des plus importantes, si ce n'est la plus importante, industries mondiales.

 

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