Ecart de productivité accru entre les Etats-Unis et le reste du monde, selon l'étude d'une agence de l'ONU

2 septembre 2003

Selon la nouvelle étude publiée par le Bureau international du Travail de l'ONU, le BIT, la productivité s'est accélérée en 2002 aux Etats-Unis qui a accentué son écart avec le reste du monde avec une production annuelle par travailleur plus forte qu'en Europe et qu'au Japon.

Les Indicateurs clés du marché du travail (ICMT) que vient de publier le BIT font apparaître que la production par salarié aux Etats-Unis a augmenté de 2,8 % en 2002 par rapport aux niveaux de 2001, alors que le taux de croissance s'est situé en moyenne à 2,2 % au cours des sept dernières années. Ce chiffre correspond au double des taux de croissance enregistrés pendant la même période dans l'Union européenne (1,2 %) et au Japon (1,1 %).

D'après le rapport, la production par salarié a atteint 60 728 dollars aux Etats-Unis en 2002, contre 59 081 dollars en 2001.

L'année dernière, dans les principaux pays de l'UE, l'augmentation moyenne de la productivité était de 1,1 %, soit une production par salarié de 43 034 dollars. La Belgique était en tête avec 54 338 dollars, la France et l'Irlande dépassaient 52 000 dollars et l'Allemagne se situait à 42 463 dollars.

Le BIT relève que la différence dans la production par travailleur tient en partie au fait que la durée du travail est plus longue aux Etats-Unis qu'en Europe ; elle s'est élevée en moyenne à 1 815 heures en 2002 aux Etats-Unis, contre 1 300 à 1 800 environ dans les principaux pays européens. Au Japon, les heures travaillées sont en revanche tombées à peu près au même niveau qu'aux Etats-Unis.

A travers le monde cependant, plusieurs pays ont fait état d'un bien plus grand nombre d'heures travaillées qu'aux Etats-Unis. Le rapport souligne qu'en Corée du Sud, par exemple, elles se sont chiffrées à 2 447 en 2001, soit la durée du travail la plus longue de toutes les économies pour lesquelles des statistiques sont disponibles.

Le rapport sur les ICMT, le seul publié par une organisation internationale qui contienne des estimations sur la productivité du travail dans l'ensemble de l'économie, met également en évidence les larges disparités des chiffres de l'emploi dans l'agriculture, ce qui montre l'importance des négociations commerciales internationales pour la réduction de la pauvreté dans les pays en développement. C'est ainsi que dans les vingt économies les plus riches du monde, l'emploi dans l'agriculture oscille entre 1,4 % au Royaume-Uni et 7 % en Irlande alors que dans nombre de pays d'Asie et d'Afrique, ce taux est supérieur à 70 %.

 

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