De nouvelles attaques de villages constatées par la Mission de l'ONU en R.D. du Congo

De nouvelles attaques de villages constatées par la Mission de l'ONU en R.D. du Congo

Une équipe de la Mission de l'ONU en République démocratique du Congo (RDC) s'est rendue à une cinquantaine de km de Bunia, dans deux villages du Nord-Est du Congo, où elle a pu constater que quelque 250 maisons avaient été brûlées à la suite de violentes attaques par des milices locales qui auraient également fait plusieurs dizaines de morts.

Cherchant à vérifier les informations selon lesquelles des combats auraient eu lieu dans les localités de Tchomia et de Kasenyi qui se trouvent, l'une et l'autre, à une cinquantaine de km de Bunia, la principale ville de l'Ituri, sécurisée depuis un mois par une Force multinationale intérimaire d'urgence (FMIU) dirigée par la France, la Mission de l'ONU en République démocratique du Congo (MONUC) a envoyé une équipe sur place appuyée par des éléments de la FMIU.

Elle a pu constater l'étendue des dégâts subis par Tchomia où 250 maisons ont été brûlées et l'hôpital a été entièrement pillé. Selon les informations collectées sur place, 80 civils auraient été tués, 80 autres personnes enlevées, deux femmes ont été violées et une vingtaine de blessés, civils et militaires, ont été évacués en Ouganda.

Ces attaques se seraient déroulées en deux vagues, le 31 mai puis le 15 juillet en début d'après midi. Selon des témoins interrogés sur place par le personnel de la MONUC, la dernière des attaques aurait été le fait de milices Lendu provenant des villages voisins de Zumbe et Loga.

Les 1 500 à 2 000 habitants de Tchomia se trouvent en situation de détresse, sans assistance médicale et ne disposent que de très peu de nourriture, indique un communiqué de la MONUC. Quant au village de Kasenya, il aurait également subi des attaques les 18 et 19 juillet et la majorité de ses habitants auraient fui.

La Mission de l'ONU juge inadmissibles ces combats, « particulièrement dans cette phase de l'évolution politique » en RDC et appelle à l'arrêt immédiat des affrontements.