L'élargissement du rôle de l'ONU en Iraq évoqué à Washington comme à Téhéran

L'élargissement du rôle de l'ONU en Iraq évoqué à Washington comme à Téhéran

Que ce soit à Washington, au cours des entretiens du Secrétaire général de l'ONU avec les autorités américaines ou en Iraq et dans les capitales de la région où l'envoyé de l'ONU multiplie les contacts, la perspective d'un élargissement du rôle de l'ONU, dans le cadre d'une internationalisation des opérations en Iraq, est de plus en plus évoquée.

Au Représentant spécial de l'ONU pour l'Iraq, Sergio Vieira de Mello, le Président de l'Iran, Mohamed Khatami a déclaré aujourd'hui, lors d'une entrevue à Téhéran, qu'un rôle élargi de l'ONU en Iraq améliorerait les chances de rétablissement de la paix et que son pays était prêt à travailler dans ce sens avec l'organisation.

« Restaurer la paix et la stabilité en Iraq serait bénéfique à l'ensemble de la région », a-t-il fait remarquer.

Kofi Annan de son côté a annoncé hier, en réponse à des questions de journalistes, que cette hypothèse avait été évoquée lors de ses entretiens avec le Secrétaire d'Etat américain, Colin Powell, lundi dernier à Washington.

Le Secrétaire général de l'ONU a en effet indiqué que la possibilité d'une nouvelle résolution conférant à l'ONU des responsabilités dans la stabilisation de l'Iraq avait été discutée à cette occasion mais également, au Capitole, lors de conversations avec le sénateur Bill Frist et d'autres sénateurs.

« Ils ont le sentiment que l'opération a besoin d'être internationalisée », a déclaré Kofi Annan.

Le Secrétaire général a également indiqué que le ministre des Affaires étrangères russe avait lui-aussi soulevé la question « d'un élargissement du mandat de l'ONU et d'une internationalisation des opérations », lors d'une conversation téléphonique hier.

Au cours des contacts qu'il n'a cessé de nouer depuis son arrivée à Bagdad avec les représentants de la société iraquienne comme avec les dirigeants politiques des pays voisins, hier encore le Président syrien Bashir el Assad, Sergio Vieira de Mello n'a cessé, de son côté, d'entendre des appels engageant l'ONU à jouer un rôle accru en Iraq.