L'Envoyé de l'ONU, arrivé à Myanmar aujourd'hui, demande à rencontrer Aung San Suu Kyi

6 juin 2003

Arrivé à Rangoon aujourd'hui avec instruction de Kofi Annan de rencontrer la Prix Nobel de la paix, Aung San Suu Kyi, ainsi que les autres dirigeants de la Ligue nationale pour la démocratie (LND) placés en détention, l'Envoyé de l'ONU pour le Myanmar en a fait aujourd'hui la demande officielle au Ministre des affaires étrangères de ce pays tandis que Kofi Annan insiste pour qu'ils soient libérés.

L'Envoyé spécial du Secrétaire général de l'ONU, Razali Ismail, qui est arrivé aujourd'hui à Rangoon pour une mission de cinq jours, a pour « instruction du Secrétaire général de rencontrer les dirigeants au plus haut niveau du SPDC (State Peace and Development Council, Conseil national pour la paix et le développement, l'instance dirigeante du pays), ainsi que Aung San Suu Kyi et les membres du Comité central exécutif de la Ligue nationale pour la démocratie (LND), a déclaré aujourd'hui un porte-parole de l'ONU à New York.

« Le Secrétaire général attend que son Envoyé soit autorisé à rencontrer ces interlocuteurs et que Aung San Suu Kyi et les autres membres du NLD soient relâchés sans plus attendre, a ajouté le porte-parole. Il continue à être extrêmement préoccupé par le fait qu'Aung San Suu Kyi et les autres dirigeants du NLD soient toujours gardés en détention sans pouvoir communiquer avec l'extérieur ; les informations indiquant qu'ils seraient blessés l'inquiètent tout particulièrement. »

« A cet instant, nous n'avons pas confirmation que le gouvernement du Myanmar ait accepté que l'Envoyé spécial rencontre Aung San Suu Kyi », a-t-il indiqué, précisant toutefois que Razali Ismail avait rencontré le Ministre des affaires étrangères auquel il avait demandé à la voir.

Il est prévu que M. Razali rencontre demain le Premier secrétaire du SPDC, le général Khin Nyunt, et il espère obtenir une réponse à cette occasion.

« Au cours de ces rencontres, il est prévu qu'il insiste sur la nécessité de relâcher immédiatement tous ceux qui sont gardés en détention depuis le 30 mai », a indiqué le porte-parole qui a ajouté qu'il « ferait également part de la préoccupation de la communauté internationale à l'égard des événements du 30 mai et fera partager à ses interlocuteurs son opinion sur la nécessité de lancer un dialogue de fond entre le gouvernement et le NLD. »

 

♦ Recevez des mises à jour quotidiennes directement dans votre boîte mail - Inscrivez-vous ici.
♦ Téléchargez l'application ONU Info pour vos appareils iOS ou Android.