Pourparlers d'Accra : Kofi Annan incite les Libériens à opter pour la paix tandis que le Président Taylor parle de se retirer

Pourparlers d'Accra : Kofi Annan incite les Libériens à opter pour la paix tandis que le Président Taylor parle de se retirer

Kofi Annan
Alors que le Secrétaire général de l'ONU a exhorté les délégués libériens réunis au Ghana pour des pourparlers de paix, à renoncer à l'option militaire, le Président du Libéria, Charles Taylor, contre lequel un mandat d'arrêt international a été lancé aujourd'hui, déclarait qu'il était prêt à se retirer.

"Les événements des dernières années ont montré le coût élevé de l'option militaire et son extrême futilité", a déclaré Kofi Annan dans un message (en anglais) adressé aux participants de la Conférence pour la paix au Libéria réunis à Accra, au Ghana. Assurant les Libériens que l'engagement de l'ONU à l'égard de leur pays restait très fort, le Secrétaire général de l'ONU a insisté sur l'importance d'un cessez-le-feu qui "non seulement permettrait d'alléger les souffrances de la population et mais permettrait de créer un environnement favorable à la mise au point de solutions répondant aux nombreux défis que le pays doit relever."

Le Président du Libéria, Charles Taylor, a pour sa part évoqué la possibilité de se retirer. "Il semble que pour certaines personnes, le Président Taylor soit le problème", a-t-il déclaré, ajoutant qu'à la fin de son mandat qui arrive à échéance en janvier 2004, il y aurait une période de transition "dont il ne ferait pas partie."

Le Président du Ghana a pour sa part appelé le Président Taylor et les dirigeants des différents parties à dépasser leurs "ambitions égoïstes" et à "se tourner vers l'avenir." Les Présidents du Nigeria, d'Afrique du Sud, de Côte d'Ivoire participaient à cette journée d'ouverture de la Conférence, aux côtés du Secrétaire exécutif de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) qui parraine les pourparlers.

Le mouvement rebelle des "Libériens unis pour la réconciliation et la démocratie" (LURD) et des partis politiques libériens étaient également représentés ainsi que le Groupe de contact international pour le Libéria et des organisations non gouvernementales.