Côte d'Ivoire: l'Envoyée humanitaire de l'ONU affirme que la situation se détériore dans les régions inaccessibles de l'ouest du pays

12 février 2003
Carolyn McAskie

La situation dans la région occidentale de la Côte d'Ivoire, qui jouxte la frontière avec le Libéria, est la plus grave en raison de la violence qui s'y poursuit. C'est ce qu'a affirmé ce matin l'Envoyé humanitaire de l'ONU pour la crise en Côte d'Ivoire.

La situation dans la région occidentale de la Côte d'Ivoire, qui jouxte la frontière avec le Libéria, est la plus grave car la violence s'y poursuit. C'est ce qu'a affirmé ce matin l'Envoyée humanitaire de l'ONU pour la crise en Côte d'Ivoire.

"Les milices libériennes s'en donnent à coeur joie et des gamins drogués avec des armes commettent les pires atrocités", a déclaré Carolyn McAskie aujourd'hui à Genève, à l'issue d'une tournée d'un mois dans la région.

Les régions de l'ouest du pays sont inaccessibles même aux partenaires humanitaires traditionnels de l'ONU, comme Médecins sans frontières ou le Comité de la Croix-rouge internationale (CCRI). La situation sanitaire s'y dégrade rapidement et les cas de maladies contagieuses, en particulier la fièvre jaune, le choléra et la méningite, se multiplient.

Mme. McAskie, qui fera rapport au Secrétaire général de sa tournée, a affirmé que le maintien de la stabilité en Côte d'Ivoire était "essentiel" pour la région, qui souffrirait à son avis des conséquences économiques et politiques "désastreuses" si ce pays était livré à l'anarchie.

Dans le cadre de sa tournée, Mme. McAskie s'est également rendue au Ghana, au Burkina Faso, au Libéria, au Mali et en Guinée.

 

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