Le Secrétaire d'Etat américain affirme que les preuves de la violation par l'Iraq de son engagement de désarmer sont "irréfutables et indéniables"

Le Secrétaire d'Etat américain affirme que les preuves de la violation par l'Iraq de son engagement de désarmer sont "irréfutables et indéniables"

Le Secrétaire d'État Colin Powell au  Conseil de sécurité
Le Secrétaire d'Etat américain Colin Powell a affirmé ce matin devant le Conseil de sécurité que les preuves du refus iraquien de désarmer volontairement sont "irréfutables et indéniables".

Le Secrétaire d'Etat américain Collin Powell a affirmé ce matin devant le Conseil de sécurité que les preuves du refus iraquien de désarmer volontairement sont "irréfutables et indéniables".

Lors d'une présentation de près d'une heure et demie, M. Powell a détaillé les activités militaires interdites du Gouvernement iraquien, en violation des dispositions de la résolution 1441 du Conseil de sécurité. "Chers Collègues, mon intervention d'aujourd'hui est étayée par des sources solides" a-t-il dit, présentant aux membres du Conseil des extraits de conversations téléphoniques interceptées par des services de sécurité américains et étrangers et des images par satellite qui prouvent, selon les Etats-Unis, la poursuite des activités militaires illégales de l'Iraq.

Illustrant ses propos à l'aide de diaspositives, le Secrétaire d'Etat américain a accusé le régime iraquien de poursuivre sa politique de dissimulation de ses armes chimiques et biologiques, alors même que les dispositions de la résolution 1441 l'avaient clairement engagé à coopérer volontairement et pleinement avec les inspecteurs de l'ONU sur place. "Les inspecteurs ne sont pas des détectives", a souligné M. Powell.

Après avoir critiqué le manque d'informations nouvelles fournies par l'Iraq dans sa Déclaration de désarmement et l'interdiction faite "par Saddam Hussein lui-même" à ses scientifiques de se soumettre aux entretiens privés sollicités par les experts de l'ONU, M. Powell a affirmé, sur la base de témoignages fournis par des réfugiés politiques iraquiens, que les programmes de fabrication d'armes biologiques, chimiques et de missiles se poursuivaient clandestinement en Iraq. "En outre", a-t-il ajouté, "les efforts de Saddam Hussein pour reconstituer son programme nucléaire se poursuivent activement depuis 1998", a-t-il précisé.

Le Secrétaire d'Etat a également indiqué que l'Iraq avait une longue tradition de soutien au terrorisme international et que ses liens avec les agents d'Al-Qaida étaient démontrés, malgré les démentis de Bagdad.

M. Powell a également dénoncé les violations des droits de l'homme commises par le régime de Saddam Hussein contre les Kurdes, en 1998, et contre les Etats voisins. "Nous savons que Saddam Hussein est résolu à garder ses armes de destruction massive et à en fabriquer d'autres. Lui permettre dans ces conditions d'en maintenir possession pendant des mois ou des années encore n'est pas une option. Pas dans le monde de l'après 11 septembre 2001", a conclu M. Powell.

image Retransmission de la séance*

image Reportage de la Radio ONU