Kofi Annan: malgré les menaces, le monde devrait aborder 2003 comme l'année des nouvelles possibilités

Kofi Annan: malgré les menaces, le monde devrait aborder 2003 comme l'année des nouvelles possibilités

Kofi Annan
Malgré les nombreux défis auxquels elle se trouve confrontée, la communauté internationale devrait voir 2003 comme l'année des nouvelles possibilités. C'est ce qu'a déclaré ce matin le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, à l'occasion de sa première conférence de presse accordée cette année.

Malgré les nombreux défis auxquels elle se trouve confrontée, la communauté internationale devrait aborder 2003 comme l'année des nouvelles possibilités. C'est ce qu'a déclaré ce matin le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, à l'occasion de sa première conférence de presse accordée cette année.

"La coopération entre pays peut faire la différence. La détermination des pays à préserver la primauté du droit peut faire avancer la cause d'un monde plus juste", a affirmé M. Annan dans ses remarques d'ouverture. "Il ne nous faudrait pas considérer cette période comme pleine de menaces, mais comme annonciatrice de nombreuses possibilités nouvelles".

Après avoir désigné les principaux dossiers qui inquiètent la communauté internationale - les perspectives de guerre en Iraq, la prolifération nucléaire en Corée du Nord, et la persistance de la violence au Moyen-Orient, le secrétaire général a affirmé que les chances de paix étaient réelles dans tous ces foyers de tension. "Je demeure convaincu que la paix est possible - en Iraq, en Corée et même entre Israéliens et Palestiniens, pour peu que les pays soient disposés à travailler ensemble sur tous ces problèmes, avec patience et détermination", a dit M. Annan. "Et je demeure convaincu que le terrorisme peut être défait aussi, pour peu que les 191 Etats membres de l'ONU serrent les rangs pour refuser un refuge aux terroristes et pour couper leurs sources de financement", a-t-il ajouté.

Le secrétaire général a par ailleurs insisté sur deux problèmes qui, à son avis, nécessitent l'attention immédiate de la communauté internationale: la crise alimentaire au Zimbabwe et la crise institutionnelle au Venezuela. M. Annan a exhorté les habitants du Zimbabwe, "à travailler ensemble, et avec la communauté internationale, pour trouver des solutions à la crise alimentaire avant qu'il ne soit trop tard", alors qu'au Venezuela, il a exprimé l'espoir que les partisans du changement exprimeraient leur volonté "par des moyens démocratiques et constitutionnels, en conformité avec les principes des droits de l'homme et de justice".

Le secrétaire général a indiqué à ce sujet qu'il avait l'intention de s'entretenir jeudi à New York avec le Président vénézuelien Hugo Chavez de l'évolution de la situation dans son pays.

Par ailleurs, M. Annan a rencontré hier l'ex-Premier Ministre espagnol Felipe Gonzalez. Les deux hommes ont évoqué entre autres la crise au Venezuela et convenu que les efforts en vue de la formation d'un Groupe des Amis du Venezuela constituait une évolution positive dans la région.