Au Cambodge, Mary Robinson invite la région à se mobiliser contre le “répugnant” trafic des êtres humains

22 août 2002

S'adressant à l'Assemblée nationale cambodgienne, à Phnom-Penh, le Haut Commissaire de l'ONU pour les droits de l'homme, Mary Robinson, a dénoncé le trafic “répugnant” des êtres humains, un commerce qui asservit chaque année plus de 200 000 femmes et enfants dans le sud de l'Asie. Incitant les pays de la région à travailler ensemble pour faire cesser ce “commerce vicieux et inhumain”, Mme Robinson a rappelé, avec émotion, qui en étaient les victimes: “Ce sont nos soeurs et nos filles, ce sont nos enfants”.

S'adressant hier à l'Assemblée nationale cambodgienne, à Phnom-Penh, le Haut Commissaire de l'ONU pour les droits de l'homme, Mary Robinson, a dénoncé le trafic “répugnant” des êtres humains, un commerce qui asservit chaque année plus de 200 000 femmes et enfants dans le sud de l'Asie. Incitant les pays de la région à travailler ensemble pour faire cesser ce “commerce vicieux et inhumain”, Mme Robinson a rappelé, avec émotion, qui en étaient les victimes: “Ce sont nos soeurs et nos filles, ce sont nos enfants”.

“Chaque jour, a déclaré Mme Robinson, dans plusieurs pays du monde, des femmes et des enfants sont achetés et vendus, transportés contre leur gré, puis poussés dans la prostitution, la pornographie, un travail d'esclave et la misère totale”. Elle impute notamment la rapide augmentation du trafic des êtres humains en Asie aux inégalités, au chômage, à la violence, à la discrimination et à la pauvreté.

Pour remédier à ce fléau, le Haut Commissaire a notamment préconisé l'adoption de lois plus sévères et la ratification des instruments juridiques internationaux pertinents, comme le Protocole facultatif se rapportant à la “Convention relative aux droits de l'enfant, concernant la vente d'enfants, la prostitution des enfants et la pornographie mettant en scène des enfants”.

Elle a invité les pays de la région à renforcer leur coopération entre eux et avec l'ONU, dans le cadre du Projet interagences de l'ONU sur le trafic des femmes et des enfants dans la sous-région du Mékong.

Elle a par ailleurs souligné que les personnes faisant l'objet de ce trafic sont des victimes et doivent donc être aidées.

 

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