Kofi Annan souligne le besoin d'actions concrètes pour consolider l'Accord de paix entre la RDC et le Rwanda

8 août 2002

Le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, a qualifié aujourd'hui l'Accord de paix signé le 30 juillet à Pretoria par la République démocratique du Congo (RDC) et le Rwanda, de “jalon politique important susceptible d'ouvrir la voie à un règlement durable d'un des conflits les plus complexes de l'Afrique”. M. Annan a toutefois insisté qu'il faut maintenant demander aux parties de prendre les mesures qui s'imposent pour mettre cet Accord en oeuvre.

S'adressant aujourd'hui aux membres du Conseil de sécurité, à l'ouverture d'une séance publique sur la situation en RDC, le secrétaire général a invité la communauté internationale à apporter son appui pour assurer le succès de cette initiative. M. Annan a dit avoir donné des instructions à la Mission de l'ONU en RDC (MONUC) pour déterminer les mesures à prendre afin d'aider les parties à exécuter l'Accord de Pretoria. À cet égard, M. Annan a souligné que les parties doivent comprendre clairement quelles sont les tâches qu'elles auront à accomplir, notamment celles consistant à fournir les informations nécessaires à la MONUC.

Prenant également la parole devant le Conseil de sécurité, la ministre sud-africaine des Affaires étrangères, Dlaminui Zuma Nkozazana (dont le Gouvernement a joué un rôle clé dans cet Accord) a déclaré qu'il était clair que la situation en RDC ne pouvait être réglée tant que l'on n'aurait pas réglé celle des groupes militaires armés. Dans ce contexte, elle s'est félicitée de l'engagement du Rwanda à procéder au retrait de ses forces installées en RDC dès que les groupes militaires présents dans ce pays cesseront de représenter une menace pour le peuple rwandais. Dans le même ordre d'idées, elle a salué l'engagement de la République démocratique du Congo de faire en sorte que les groupes armés évoqués n'utilisent pas son territoire pour lancer des attaques contre des pays voisins.

Également présent à cette séance du Conseil, le ministre des Affaires étrangères de la RDC, Leonard She Okitundu, a déclaré que l'Accord de Pretoria “constitue le socle même du rétablissement de la confiance perdue sur lequel il sera possible de renouer les fils de l'amitié et du bon voisinage appelés à régir les relations futures”. Il a toutefois insisté qu'il était urgent que la RDC conclue avec l'Ouganda et le Burundi des accords similaires. “Ensuite, dit-il, il nous faudra tous nous asseoir et discuter de l'avenir de notre région.”

Quant au Représentant spécial du président rwandais, Patrick Mazimhaka, il a souhaité que le retrait des forces Interahamwe se fasse en coopération avec la MONUC. Il a précisé que le Rwanda s'était engagé, en échange de ce retrait, à retirer ses troupes de RDC dès que le processus de désarmement, démobilisation, rapatriement, réintégration et réinstallation des forces Interahamwe et des ex-Forces armées rwandaises serait entamé et acquerrait un caractère irréversible.

Après ces déclarations, le Conseil de sécurité a poursuivi en séance privée l'étude de la situation en RDC.

Reportage de la Radio ONU image

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Retransmission

de la séance du Conseil de sécurité *

 

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