Les prix mondiaux de certaines denrées alimentaires atteignent leur plus haut niveau depuis 10 ans (FAO)

7 octobre 2021

Les prix mondiaux des denrées alimentaires ont augmenté pour le deuxième mois consécutif en septembre pour atteindre leur plus haut niveau depuis 10 ans, en raison de la hausse des prix des céréales et des huiles végétales, a annoncé ce jeudi l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).

L’agence onusienne a également prévu une production céréalière mondiale record en 2021, mais a indiqué que celle-ci serait dépassée par la consommation prévue.

L’indice des prix des denrées alimentaires de la FAO, qui suit les prix internationaux des produits alimentaires les plus échangés dans le monde, a atteint en moyenne 130,0 points le mois dernier. C’est le chiffre le plus élevé depuis septembre 2011.

 Il s’agit d’une hausse de 1,2% par rapport à août et de 32,8% par rapport à septembre 2020. L’indice suit les variations mensuelles des prix internationaux des produits alimentaires couramment négociés.

Le blé sera au centre des préoccupations de la FAO dans les semaines à venir

Le prix des céréales a augmenté de 2% en septembre par rapport au mois précédent. Cette hausse est due à une augmentation de près de 4% des prix du blé, l’agence des Nations Unies citant le resserrement des disponibilités à l’exportation dans un contexte de forte demande.

« Parmi les principales céréales, le blé sera au centre des préoccupations dans les semaines à venir, car la demande doit être testée face à la hausse rapide des prix », a déclaré Abdolreza Abbassian, économiste principal à la FAO.

Les prix mondiaux du riz ont également augmenté en septembre, tandis que ceux du maïs ont connu une hausse modérée de 0,3%. Selon la FAO, il s’agit d’une augmentation moyenne de 38 % par rapport à l’année précédente.

« L’amélioration des perspectives de récoltes mondiales et le début des récoltes aux États-Unis d’Amérique et en Ukraine a largement contrebalancé l’impact des perturbations portuaires liées aux ouragans aux États-Unis », a expliqué l’Agence onusienne.

Hausse de tous les produits laitiers, notamment du beurre

Les prix mondiaux de l’huile végétale ont augmenté de 1,7% au cours du mois et affichent une hausse d’environ 60 % en glissement annuel. Les prix de l’huile de palme ont grimpé en raison de la forte demande d’importation et des inquiétudes liées aux pénuries de main-d’œuvre en Malaisie.

S’agissant des produits laitiers, leurs prix ont augmenté de 1,5% par rapport au mois d’août. La forte demande mondiale d’importations et les facteurs saisonniers en Europe et en Océanie ont apparemment entraîné une hausse des cotations internationales de tous les produits laitiers, notamment du beurre.

De leur côté, le prix du sucre s’est accru de 0,5% en septembre. Les inquiétudes concernant les mauvaises récoltes au Brésil, principal exportateur, ont été partiellement compensées par le ralentissement de la demande d’importation et des perspectives de production favorables en Inde et en Thaïlande.

L’indice FAO des prix de la viande est resté pratiquement inchangé en septembre par rapport au mois précédent et a augmenté de 26,3% sur une base annuelle.

Une production céréalière mondiale en deçà de la consommation mondiale malgré un record historique

En ce qui concerne la production céréalière, la FAO prévoit une récolte mondiale record de 2.800 milliards de tonnes cette année, en légère hausse par rapport aux 2.788 milliards de tonnes estimées il y a un mois.

Ce chiffre serait inférieur à l’utilisation mondiale de céréales de 2.811 milliards de tonnes, une prévision révisée à la hausse de 2,7 millions de tonnes par rapport au mois précédent, principalement en raison de l’utilisation accrue du blé dans l’alimentation animale.

Dans le même temps, l’utilisation mondiale de céréales en 2021/22 est maintenant prévue à 2.811 millions de tonnes, en hausse de 1,8% par rapport à la saison précédente, en raison d’une hausse significative prévue de l’utilisation du blé pour l’alimentation du bétail, une tendance alimentée en partie par les prix élevés des céréales secondaires.

En conséquence, les stocks céréaliers mondiaux devraient s’établir en 2021/22 à 28,4%, en baisse par rapport aux 29,2% de l’année précédente, mais indiquant toujours un niveau globalement confortable.

 

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