Eruption volcanique en RDC : des mouvements de retour des déplacés vers Goma

31 mai 2021

La ville de Goma, en République démocratique du Congo (RDC), enregistre « un mouvement de retour timide des populations qui s’étaient déplacées à la suite de l’ordre d’évacuation du 27 mai », a  annoncé lundi le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA), ajoutant que près de 416.000 personnes ont été déplacées par l’éruption volcanique du Nyiragongo près de Goma.

Dans son dernier bulletin humanitaire, l’agence onusienne signale des mouvements de retour des populations déplacées vers Goma. Des mouvements pendulaires de population entre Goma et Sake sont également observés depuis le 29 mai 2021.

Plusieurs églises ont d’ailleurs eu un service religieux hier 30 mai dans les différents quartiers y compris celles situées « dans la zone rouge ». Selon l’OCHA, les activités à Goma reprennent « timidement ». Quelques commerces sont ouverts dans les différents quartiers de la ville, y compris au centre-ville ainsi que dans le centre commercial de Birere.

Les mouvements de retour sont également signalés et se sont poursuivis hier dimanche 30 mai dans l’axe Minova-Goma. « Des véhicules privés et de transport en commun transportent les populations qui ont décidé de retourner chez elles », précise l’OCHA, relevant des conditions de vie difficiles. « Le manque de nourriture et d’hébergement adéquat motiveraient ces mouvements de retour », souligne l’agence onusienne.

Près de 416.000 personnes déplacées par cette éruption volcanique

Au total, près de 416.000 personnes ont été déplacées par cette éruption volcanique. Ces déplacés internes sont répartis dans plus de 10 zones à l’intérieur du pays (Bukavu Ville, Idjwi, Kalehe (Minova), Kabare, Masisi (Sake), Rutshuru, Nyiragongo, Lubero, Goma, Butembo), mais également au-delà des frontières congolaises (Rwanda).

Mais face à « l’éventualité de retour massif de la population à Goma dans les prochains jours », les besoins prioritaires multisectoriels identifiés par les organismes humanitaires et les autorités congolaises sont notamment les vivres, ou les soins de santé. Les articles ménagers essentiels, l’eau, l’hygiène, l’assainissement, la protection et les abris  sont jugés prioritaires.

A ce sujet, l’agence indique que les personnes déplacées dans certaines zones ont des difficultés à se loger. Certains risquent de devoir quitter leur abri comme pour plus de 600 déplacés qui occupent les locaux de l’école Lwanga à Minova et dont les cours doivent reprendre ce lundi 31 mai.

Par ailleurs, l’UNICEF a enregistré 25 enfants non-accompagnés autour de Minova. Des contacts sont pris avec d’autres intervenants en protection de l’enfant (Croix Rouge) pour une meilleure coordination des interventions liées aux rétablissements des liens familiaux.

S’agissant de la réponse humanitaire, le Programme alimentaire mondial (PAM) et son partenaire World Vision International prévoient une aide en vivres pour une ration de 10 jours à partir de ce lundi 31 mai à Minova. 40.000 personnes sont ciblées par cette assistance dans toute la zone de santé de Kirotshe.

A Rutshuru, ce sont 1.000 ménages qui sont concernés par cette aide en vivres pour une ratio complète de 10 jours. L’assistance sera composée de farine de maïs, huile, légumineuse, et sel.

 

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