Covid-19, sécurité et Ethiopie au menu de la conférence annuelle ONU-Union africaine

9 décembre 2020

La pandémie de Covid-19, la paix et la sécurité, et le conflit dans la région du Tigré en Ethiopie, ont été au menu de la 4e conférence annuelle des Nations Unies et de l’Union africaine (UA), qui s’est déroulée virtuellement cette année.

L’Afrique a jusqu'à présent enregistré plus de 2,2 millions de cas de Covid-19 et plus de 53 000 décès.

Alors qu’il y a « un réel espoir que les vaccins - en combinaison avec d'autres mesures de santé publique - aident à surmonter la pandémie », le chef de l’ONU a réitéré son appel pour qu'un vaccin anti-Covid-19 « soit un bien public mondial accessible à tous, partout, en particulier disponible en Afrique ».

« La plupart des pays africains manquent de financement pour répondre adéquatement à la crise, en partie à cause de la baisse de la demande et des prix de leurs exportations de produits de base », a souligné M. Guterres lors d’un point de presse à l’issue de la conférence ONU-UA.

Il a une nouvelle fois réclamé une approche internationale coordonnée des efforts d'allégement de la dette des pays africains, y compris, le cas échéant, l'annulation de la dette et l'augmentation significative de l'aide financière pour fournir les liquidités nécessaires et financer la reprise.

Soutien à l’initiative ‘Faire taire les armes’

S’agissant des défis de la paix et de la sécurité, le chef de l’ONU a souligné que les Nations Unies appuyaient fermement l'initiative phare de l’UA sur la réduction des armes à feu en Afrique.

« Mon appel à un cessez-le-feu mondial est conforme à l’initiative ‘Faire taire les armes’ », a-t-il noté.

« Nous travaillons en étroite collaboration, notamment en République centrafricaine, en Somalie, au Soudan du Sud et au Soudan, et avons constaté des progrès en Libye », a-t-il ajouté. « Nous coordonnons également les efforts diplomatiques préventifs avec la CEDEAO (Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest) et d'autres communautés économiques régionales dans les pays qui organisent des élections ».

« Nous avons aussi exploré les moyens de faire avancer nos appels à un cessez-le-feu mondial », a encore dit le Secrétaire général, qui a réaffirmé son engagement total « à faire tout ce qui est possible pour obtenir du Conseil de sécurité un accord selon lequel les opérations de maintien de la paix et les opérations de lutte contre le terrorisme menées par l'Union africaine aient des mandats au titre du chapitre 7 et soient financées simultanément par des contributions fixées ».

« Quand on voit la situation aujourd'hui au Sahel, il est clair que le G5 Sahel serait dans une bien meilleure situation s'il disposait d'un mandat du chapitre 7 et de contributions fixées lui permettant de lutter beaucoup plus efficacement contre les organisations terroristes qui ont commencé au Mali, puis se sont propagées au Niger et au Burkina Faso et commencent maintenant à menacer même les pays de la côte africaine », a dit M. Guterres.

En Ethiopie, nécessité d’un accès sans entrave à l’aide humanitaire

Le conflit dans la région du Tigré, en Ethiopie a également été au centre des discussions entre l’ONU et l’UA.

« Au cours de nos discussions d’aujourd’hui, nous avons souligné l’importance d’une Éthiopie pacifique pour la prospérité de sa population et de la région de la Corne de l’Afrique », a dit M. Guterres, qui a réitéré le plein appui de l'ONU à l'initiative de l’UA pour ramener la paix.

« Notre priorité immédiate est le bien-être de la population du Tigré et faire en sorte que ceux qui en ont besoin reçoivent une aide d'urgence. Nous mobilisons toutes les capacités des Nations Unies », a-t-il ajouté.

M. Guterres a insisté sur la nécessité d’un accès sans entrave à l'aide humanitaire et du rétablissement rapide de l'Etat de droit, dans un environnement sûr et dans le plein respect des droits de l'homme.

« De concert avec notre partenaire de l'Union africaine et d'autres dans la région, l'ONU est prête à apporter son plein appui aux initiatives menées par l'Éthiopie pour encourager un dialogue inclusif et favoriser la réconciliation », a-t-il dit.

 

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