14 milliards de dollars promis au Fonds mondial pour en finir avec le sida, la tuberculose et le paludisme

10 octobre 2019

Dans un élan de solidarité mondiale sans précédent, les donateurs réunis à la sixième Conférence de reconstitution des ressources du Fonds mondial contre le VIH, la tuberculose et le paludisme ont promis 14,02 milliards de dollars pour les trois prochaines années. 

« Jamais une organisation multilatérale du secteur de la santé n’avait récolté une telle somme, la plus importante obtenue par le Fonds mondial », s’est félicité le Fonds jeudi dans un communiqué. 

Ces ressources aideront à sauver 16 millions de vies et à mettre fin aux épidémies de sida, de tuberculose et de paludisme d’ici 2030.

Le Président français, Emmanuel Macron, aurait « électrisé la salle » en lançant un appel vibrant pour léguer à la prochaine génération un monde meilleur et en bonne santé en combattant l’inégalité et en renforçant la justice sociale. 

 « Toutes les personnes présentes dans cette salle aujourd’hui ont pu sentir la puissance de la communauté internationale quand elle s’unit pour proclamer d’une seule voix : ‘Nous en finirons avec les épidémies’ », a déclaré le Directeur exécutif du Fonds mondial, Peter Sands. 

Ces ressources aideront à sauver 16 millions de vies et à mettre fin aux épidémies de sida, de tuberculose et de paludisme d’ici 2030

« Nous sommes extrêmement reconnaissants au Président Macron pour le formidable rôle moteur qu’il a assumé au cours de l’année écoulée. Grâce au soutien sans faille des partenaires et des donateurs du monde entier, nous avons réussi à atteindre cette cible incroyable de 14 milliards de dollars pour aider à sauver 16 millions de vies », a ajouté M. Sands.

Selon le Fonds, la promesse de sauver 16 millions de vies au cours des trois prochaines années et, à terme, d’en finir avec les épidémies d’ici 2030 ne pourra être tenue que si les pays qui mettent en œuvre les programmes jouent un rôle moteur et augmentent leurs investissements dans la santé. 

Dans cet élan, 21 pays maîtres d’œuvre d’Afrique ont fait une promesse de don au Fonds mondial, un nombre sans précédent. Aussi, lors de la conférence, plusieurs chefs d’État se sont engagés à accroître les ressources nationales allouées à la santé et à agir à l’appui de la couverture sanitaire universelle. 

Pour la toute première fois, les donateurs du secteur privé ont promis plus d’un milliard de dollars, un résultat extraordinaire qui comprend la promesse de 760 millions de dollars de la Fondation Bill et Melinda Gates, et celle de 150 millions de (RED), sans oublier les partisans de longue date que sont Sri Dato Dr Tahir, Comic Relief, la CIFF et Takeda. Six nouveaux donateurs privés se sont également associés à la lutte et 11 partenaires ont engagé d’autres moyens pour développer l’innovation et l’impact.

« Depuis la création du Fonds mondial en 2002, les décès dus au sida, à la tuberculose et au paludisme ont diminué de 40%. Mais ensemble, il nous reste encore beaucoup de travail à faire. L'engagement que nous avons pris dans les Objectifs de développement durable, n'est pas seulement de réduire ces épidémies - c'est d'y mettre fin », a souligné le Directeur de l’Organisation mondiale de la santé, le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus.

« La reconstitution des ressources du Fonds mondial c’est investir dans les personnes », a ajouté le chef de l’OMS.

Dans un message spécial prononcé au nom du Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, la Vice-secrétaire générale, Amina J. Mohammed, a expliqué comment les investissements essentiels réalisés par le Fonds mondial allaient dans le sens des ODD liés à la santé, tout en s’attaquant à la pauvreté et aux inégalités. C’est ainsi que le Fonds mondial investit un milliard de dollars par an pour contribuer à mettre en place des systèmes résistants et pérennes pour la santé, un élément fondamental de la couverture sanitaire universelle.

« Cette année, nous avons promis aux enfants de sept ans du monde entier que nous en aurions fini avec le sida, la tuberculose et le paludisme quand ils deviendront adultes à l’horizon 2030, quand ils seront adultes, pour qu’ils n’aient pas à s’en charger. Le fabuleux élan de solidarité internationale dont nous avons été les témoins aujourd’hui prouve que la communauté internationale est résolue à tenir cette promesse en travaillant mieux, plus rapidement et ensemble », s’est félicité dans son discours de clôture M. Sands.

 

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