Les pays les moins avancés ont amélioré nettement l'accès à l'Internet, selon un rapport de l'ONU

24 janvier 2018

Les pays les moins avancés (PMA) ont considérablement amélioré l'accès aux technologies de l'information et de la communication (TIC), l'un des objectifs de développement durable (ODD) des Nations Unies, selon un nouveau rapport publié mercredi par l'Union internationale des télécommunications (UIT).

Dans ce rapport, intitulé 'Les TIC, les PMA et les ODD : assurer un accès universel et financièrement abordable à l'Internet dans les pays les moins avancés', il est indiqué que l'ensemble des 47 pays les moins avancés ont lancé des services 3G et que plus de 60% des habitants de ces pays sont desservis par un réseau 3G.

De plus, 97% de la population des PMA en moyenne devraient bénéficier d'une couverture large bande mobile et les prix de l'accès à l'Internet devraient devenir relativement abordables d'ici à 2020.

Fin 2017, le nombre d'abonnements au cellulaire mobile dans les PMA avait augmenté d'environ 700 millions, avec un taux de pénétration de 70%. Parallèlement, plus de 80% de la population des PMA vit à portée d'un réseau cellulaire mobile.

Le rapport a été élaboré par l'UIT, conjointement avec le Bureau du Haut Représentant des Nations Unies pour les pays les moins avancés, les pays en développement sans littoral et les petits Etats insulaires en développement (UN-OHRLLS).

AUDIO: May Yaacoub, Responsable de la communication au Bureau UN-OHRLLS Crédit: UN-OHRLLS

Réduction de la pauvreté

Selon le rapport, les TIC ont permis d'obtenir dans les PMA des résultats importants dans le domaine du développement, en particulier en ce qui concerne l'inclusion financière, la réduction de la pauvreté et l'amélioration des services de santé.

« Les technologies de l'information et de la communication transforment la vie de tout un chacun partout sur la planète et ouvrent d'immenses perspectives de progrès dans le domaine du développement durable », a déclaré le Secrétaire général de l'UIT, Houlin Zhao. « Ce rapport montre que les pays les moins avancés reconnaissent à présent, ce qui est important, que grâce à un fort engagement des pouvoirs publics et à des cadres politiques, et réglementaires favorables, l'accès universel et financièrement abordable pour tous peut devenir réalité ».

« Il est primordial que toutes les parties prenantes du secteur des TIC – gouvernements, société civile, secteur privé et organismes du système des Nations Unies – conservent la même dynamique dans le cadre d'une collaboration et en échangeant des solutions novatrices. Cela contribuera à réduire la fracture numérique et aidera les PMA à accélérer le développement du secteur des TIC », a souligné Fekitamoeloa Katoa 'Utoikamanu, Haute Représentante pour l'UN OHRLLS.

« Comme le souligne ce rapport, des progrès déterminants ont été réalisés par les pays les moins avancés, ce qui laisse présager que ces pays seront à même de concrétiser leurs aspirations en matière de développement durable », a-t-elle ajouté. « Un secteur des TIC robuste stimulera l'innovation émanant des pays mêmes, favorisera les nouveaux débouchés commerciaux et l'amélioration des services de santé et d'éducation et aidera les PMA à emprunter la voie d'un développement durable plus prospère ».

En outre, ce rapport recense les principaux obstacles qui s'opposent à l'utilisation des TIC et de l'Internet dans les PMA, notamment le manque de compétences numériques. Pour remédier à l'insuffisance de compétences numériques, les auteurs du rapport encouragent les pouvoirs publics à adopter des plans stratégiques pour le secteur des TIC, destinés à renforcer les compétences numériques et à accroître la collaboration avec le secteur de l'éducation.

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