Côte d'Ivoire : les déplacés de Duékoué encouragés à rentrer chez eux

Côte d'Ivoire : les déplacés de Duékoué encouragés à rentrer chez eux

Des personnes déplacées à la mission catholique à Duékoué, en Côte d'Ivoire.
Les acteurs humanitaires intervenant en Côte d'Ivoire sont actuellement en train de faciliter le retour des personnes déplacées internes du site de la mission catholique de Duékoué, à l'ouest du pays, a indiqué jeudi le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA).

Plusieurs milliers de personnes avaient trouvé refuge à la mission catholique au plus fort de la crise post électorale.

En consultation avec les acteurs humanitaires, le gouvernement de la Côte d'Ivoire a pris la décision d'encourager le retour des personnes déplacées internes dans leurs milieux d'origine.

Dans un premier temps, trois convois sont programmés à partir du 16 jusqu'au 22 novembre pour un total de 316 familles, soit 1.308 personnes. Ces personnes déplacées vont regagner leurs différents quartiers dans la localité de Duékoué. D'autres convois seront organisés ultérieurement vers d'autres villages.

« Le retour de personnes déplacées internes vers leurs quartiers d'origine à Duékoué signifie que la confiance entre les communautés s'installe progressivement », a déclaré le Coordonnateur humanitaire en Côte d'Ivoire, Ndolamb Ngokwey. « Pour que ce retour soit durable, les acteurs humanitaires, les autorités traditionnelles et religieuses ainsi que le gouvernement doivent redoubler d'effort en garantissant l'aide au retour et la sécurité des personnes et leurs biens », a-t-il ajouté.

Cette action des acteurs humanitaires s'inscrit en complément aux efforts du gouvernement ivoirien, dont la première responsabilité est d'assurer l'assistance et la protection de ces personnes déplacées. Selon les règles et principes de droit en la matière, ces retours doivent être volontaires et se faire dans la dignité et le respect des personnes.

Au 20 octobre, le nombre de personnes déplacées internes sur les 35 sites dans le pays était près de 17.000 personnes. Près de 170.000 déplacés internes vivent toujours dans des familles et communautés.