Des casques bleus mis en cause dans une affaire de viol en Haïti

Des casques bleus mis en cause dans une affaire de viol en Haïti

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Suite à des accusations de viol qui pèsent sur des casques bleus uruguayens de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH), les Nations Unies ont déterminé, après avoir mené une procédure préliminaire d'établissement des faits, qu'une enquête complète était nécessaire.

« Une procédure préliminaire d'établissement des faits a déterminé le besoin de lancer une enquête précise et complète », a déclaré le porte-parole adjoint du Secrétaire général des Nations Unies, Eduardo del Buey, lors d'une conférence de presse à New York.

« Selon les procédures en vigueur décidées par l'ONU et les pays contributeurs de troupes, il revient maintenant au gouvernement de l'Uruguay de mener l'enquête, avec le soutien de l'ONU », a-t-il ajouté.

Il a précisé qu'à la mi-août, la MINUSTAH n'avait pas visionné la vidéo montrant le viol commis et que ce nouvel élément de preuve l'avait conduit à mener une procédure d'établissement des faits.

Selon la presse, un jeune homme aurait été violé par plusieurs soldats, dont quatre seraient des Casques bleus du bataillon uruguayen de la base de Port Salut. La scène a été filmée grâce à un téléphone portable. Le rapatriement en Uruguay de cinq militaires impliqués est en cours, car selon le règlement de l'ONU, en cas de délit pénal, les militaires sont soumis à la juridiction de leur pays d'origine.