VIH : l'ONU salue la décision de l'Inde de continuer à fabriquer des génériques

Le Directeur exécutif de l'ONUSIDA, Michel Sidibé (à droite), avec le Ministre indien du commerce, Anand Sharma.
Le Directeur exécutif de l'ONUSIDA, Michel Sidibé (à droite), avec le Ministre indien du commerce, Anand Sharma.

VIH : l'ONU salue la décision de l'Inde de continuer à fabriquer des génériques

Le chef du Programme commun des Nations Unies sur le VIH/Sida (ONUSIDA), Michel Sidibé, a salué mercredi l'annonce par l'Inde qu'elle continuerait à fabriquer des médicaments génériques pour combattre la maladie, soulignant que cette décision sauverait des millions de vies.

M. Sidibé, Directeur exécutif de l'ONUSIDA, a déclaré après une réunion à New Delhi avec le Ministre indien du commerce, Anand Sharma, que « des millions de gens mourront si l'Inde ne peut pas produire des antirétroviraux génériques, et l'Afrique sera la plus affectée. » « Pour moi, c'est une question de vie ou de mort », a-t-il ajouté.

« Le gouvernement de l'Inde réaffirme son engagement à garantir que les médicaments génériques de qualité, dont les antirétroviraux, sont disponibles de manière continue, et à les rendre accessibles à tous les pays », a déclaré pour sa part M. Sharma, selon un communiqué de l'ONUSIDA.

L'industrie pharmaceutique indienne produit plus de 85% des médicaments antirétroviraux de première génération utilisés pour traiter les personnes vivant avec le VIH, a souligné l'ONUSIDA.

Le coût des traitements de première génération les moins chers a chuté, passant de plusieurs centaines de dollars à 86 dollars par patient et par an avec les médicaments génériques.

Selon M. Sidibé, « l'Inde, avec le Brésil, l'Afrique du Sud, la Chine et la Russie, doivent forger une alliance avec les autres pays à hauts revenus pour garantir qu'aucune personne dans le monde ne meurt parce qu'elle ne peut pas se payer des médicaments ou les soins nécessaires. »