Côte d'Ivoire : de nouvelles violences postélectorales constatées

Côte d'Ivoire : de nouvelles violences postélectorales constatées

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De nouvelles violences postélectorales ont été relevées en Côte d'Ivoire alors que l'impasse politique se poursuit, a indiqué jeudi le directeur de la Division des droits de l'homme de l'Opération des Nations unies en Côte d'Ivoire (ONUCI), Simon Munzu.

« Treize nouveaux cas de personnes tuées par des forces de défense et de sécurité ou des membres de certaines milices, font passer à ce jour le chiffre des victimes de la violence postélectorale à 260 morts », a déclaré M. Munzu lors d'une conférence de presse à Abidjan. L'ONUCI a enregistré sept nouvelles disparitions, portant à 68 le nombre total de personnes portées disparues.

Simon Munzu a également fait état de violences sexuelles à Abidjan, à Bouaké, à Duékoué et à Man. Le Représentant spécial adjoint du Secrétaire général de l'ONU pour la Côte d'Ivoire, Ndolamb NGokwey, a pour sa part rapporté huit nouveaux cas de violences sexuelles, dont six concernent des mineures âgées entre 6 et 9 ans.

Le Représentant spécial adjoint a aussi souligné que le nombre de personnes déplacées ne diminuait pas. « Cela est dû au sentiment d'insécurité qui persiste », a-t-il noté en soulignant que l'ONUCI avait enregistré « 16.000 déplacés internes et près de 29.000 Ivoiriens réfugiés au Libéria ».

« Il faut maintenant relever le défi de la protection des civils, des femmes et des enfants », a-t-il ajouté.

Dans une déclaration commune, le Conseiller spécial de l'ONU pour la prévention du génocide, Francis Deng et le Conseiller spécial de l'ONU pour la responsabilité de protéger, Edward Luck, ont exprimé mercredi leur préoccupation sur « la possibilité de génocide, de crimes contre l'humanité, de crimes de guerre et de nettoyage ethnique » en Côte d'Ivoire.

Mercredi, le Conseil de sécurité de l'ONU a autorisé l'envoi de 2.000 Casques bleus supplémentaires pour faire face à une situation post électorale tendue, alors que le Président sortant Laurent Gbagbo refuse de quitter le pouvoir après la victoire d'Alassane Ouattara reconnue par la communauté internationale.