Thaïlande : le HCR s'attend à de nouveaux flux de réfugiés du Myanmar

Thaïlande : le HCR s'attend à de nouveaux flux de réfugiés du Myanmar

Deux femmes réfugiées avec leurs enfants dans un camp à la frontière entre la Thaïlande et le Myanmar.
« Au jour d'aujourd'hui, la plupart des 15.000 réfugiés du Myanmar qui ont fui vers la Thaïlande en début de semaine ont de nouveau franchi la frontière vers leur pays », a indiqué vendredi le porte-parole du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), Adrian Edwards, lors d'une conférence de presse à Genève.

« Au jour d'aujourd'hui, la plupart des 15.000 réfugiés du Myanmar qui ont fui vers la Thaïlande en début de semaine ont de nouveau franchi la frontière vers leur pays », a indiqué vendredi le porte-parole du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), Adrian Edwards, lors d'une conférence de presse à Genève.

« Les sites situés dans la province du Tak au nord de la Thaïlande sont vides depuis mercredi et les 3.000 réfugiés de Sanghklaburi, plus au sud, sont tous partis depuis vendredi matin », a-t-il ajouté, avant de préciser que certains réfugiés s'étaient toutefois dispersés du côté thaï de la frontière. « Le HCR travaille actuellement avec les ONG et les autorités locales pour atteindre ces groupes isolés et évaluer leurs besoins ».

Adrian Edwards a toutefois estimé que de nouveaux flux de réfugiés étaient à prévoir, en raison de la reprise des combats entre forces gouvernementales et armée de l'ethnie karen ces dernières heures.

« Ce matin, d'après nos rapports de terrain, les combats ont repris pendant la nuit et de nouveaux affrontements risquent d'éclater dans les villages de Maekata et d'Halokani au Myanmar », a-t-il expliqué.

Compte tenu de la situation confuse et des risques pour la sécurité, le HCR a demandé aux autorités thaïlandaises que les réfugiés disposent de plus de temps avant d'être encouragés à rentrer dans leur pays.

« Nous sommes particulièrement inquiets pour la sécurité de certaines personnes rapatriées les 10 et 11 novembre à partir de Sangkhlaburi, car les affrontements ont repris. Aujourd'hui, le HCR n'est pas en mesure d'évaluer le caractère volontaire de tous ces retours », a encore ajouté le porte-parole, qui a néanmoins salué « la bonne coopération entre le HCR, les ONG et les autorités thaïlandaises dans la fourniture d'une assistance aux réfugiés ».